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Debbouze l'école !

24 Avril 2015 , Rédigé par c laurans

Le Ridicule ne tue plus !

Que ne dit-on et n’a-t-on pas dit comme âneries sur l’école ?

Que ne lui a-t-on pas imputé comme responsabilité sur l’échec scolaire ?

Quel ministère a dû s’habituer à tant de ministres qu’une fois installés étaient déjà remplacés ?

Et voilà que notre ministre premier se pique d’apporter sa pierre à l’édifice déjà branlant, tant il est soumis à toutes sortes de réformes plus inutiles les unes que les autres, en sortant de son chapeau une idée totalement démagogique pour ne pas la qualifier de grotesque, vaudevillesque et qui pourrait tourner au tragique si on s’y intéresse au point de la mettre en application dans certaines classes où sévissent des enseignants aimant la parodie tout en s’imaginant être à la pointe de la pédagogie moderne. Cette idée lumineuse de notre ministre le premier, aussitôt suivi par la ministre de l’éducation nationale, est d’intégrer dans le cursus scolaire des activités d’improvisation et, pour faire bonne mesure, car on a les référents que l’on mérite, de prendre exemple sur l’art de l’improvisation porté par Jamel Debbouze, rien que ça !!!

On imagine, quoique n’ayant pas suivi le raisonnement du ministre le premier, qu’il s’agit de développer chez l’enfant l’apprentissage de la langue, de développer sa culture générale, en laissant tomber ces auteurs qui ont fait la gloire de la culture française mais qui ont failli car ils ont, soi disant, favorisé une élite bourgeoise, pour donner la primauté à l’ingéniosité, la richesse de pensée à des élèves qui n’en sont qu’aux balbutiements de l’apprentissage en espérant que cette nouvelle idée aura plus de succès que toutes les inventions de pédagogues en mal de reconnaissance qui ont été les gourous malfaisants de générations de ministres, de responsables des programmes ou d’initiateurs de réformes !

Ne reste plus qu’à demander aux rappeurs de remplacer les leçons de grec et de latin et de choisir leurs logorrhées à la place des plus belles pages de la littérature. Il y a loin du barde, du troubadour, du poète ou même du chansonnier à la cacophonie rythmée d’un « art du rap » qui se veut moderne, représentant les jeunes d’aujourd’hui. C’est une farce qui ne parviendra pas à cacher, longtemps, la pauvreté, l’indigence d’une pratique qui ne remplacera jamais un enseignement digne et respectueux.

Si l’argument de cette nouvelle façon d’apprendre est le meilleur procédé que l’on a trouvé pour apprendre à vivre ensemble, l’école a bien de jours sombres devant elle.

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