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Réfugiés ou migrants, WITQ.

11 Septembre 2015 , Rédigé par c laurans

Alors ? Mettons-nous à jour. Le débat fait rage. S’agit’ il de réfugiés, de migrants ? La question est posée, elle fait florès. Chacun a sa petite idée.

L’image de ce petit bonhomme mort sur la plage agite le microcosme et, pour une fois à bon escient. L’image est révoltante à tous points de vue. Le photographe se trouvait sur la plage. Il est plus facile de se trouver sur une plage que dans les bateaux où de nombreux enfants sont morts noyés sans témoin. Mais, passons, le mérite de la photo est de mettre un nom sur une victime et de l’émotion dans les journaux télévisés.

L’émotion est palpable, les sensibilités interrogées. Les réactions humaines. Sommes-nous en train de prendre conscience d’un véritable drame et prêts à un admirable mouvement de solidarité ou essayons-nous de nous dédouaner en soignant les blessures de notre sensibilité voire de notre sensiblerie ? Mme Merkel visite un centre pour réfugiés, elle devient, aux yeux du monde, la mère Thérésa des réfugiés, les footballeurs sont prêts à faire un match pour venir en aide aux associations qui œuvrent pour l’accueil de ces familles dans l’exode, quid des tennismen ? Les artistes même signent des appels à la solidarité, le parti socialiste se réunit dans un théâtre pour en parler et pour préciser qu’ « on ne trie pas en fonction de la religion » comme s’il était nécessaire de le préciser et Birkin l’emporte à l’applaudimètre sur Ledoyen. Que le monde est beau et généreux. L’ambiguïté parcourt toute la classe politique et c’est l’heure de la récupération politique. On en est à discourir sur la question de savoir si c’est plus immoral de ne pas accueillir ceux dont la vie est susceptible d’être mise en danger par les armées incontrôlées de Daesh ou ceux dont l’avenir est de mourir de malnutrition ou de maladie. Opposer ceux qui sont des réfugiés politiques à ceux qui sont des réfugiés économiques n’est-ce pas le comble de l’hypocrisie ? Heureusement que certains qui ont fait, probablement, le calcul savant nous assènent que les apports de l’immigration de réfugiés sont financiers et culturels tandis que ceux des immigrants économiques ne sont que problèmes aggravant le chômage et accroissant les dépenses.

L’Europe montre encore son incapacité à parler d’une même voix. Le Président de la Commission passe pour le plus grand humaniste et les pays de l’Union se hâtent de prendre des positions tranchées et contradictoires, en particulier dans les pays de l’Est. Ils s’affrontent sur les quotas décidés par la chancelière allemande quand ils ne les refusent pas sans condition. Qu’attend elle pour mette en place une politique économique et sociale qui relance l’économie, partage mieux les richesses, fera baisser le chômage et rendra moins complexe l’accueil de réfugiés dans un climat apaisé et une Europe moderne ? Et où sont passés les pays qui croulent sous la manne financière du pétrole, je veux parler des pays arabes, terriblement muets et de pays qui profitent de la situation pour massacrer leurs minorités. Et puis, il y a les Etats-Unis plus préoccupés à contrôler l’Iran et qui sont à l’origine de cette catastrophe humaine par leurs interventions militaires aveugles et avortées et que l’on trouve aux abonnés absents parce qu’ils se sentent si éloignés de l’épicentre et si désintéressés maintenant qu’ils ont le gaz et le pétrole de schiste. Embellie illusoire.

La crise des migrants ou des réfugiés, c’est selon, bouscule le ronron européen, le confort bruxellois et l’illusoire union de peuples qui n’en sont qu’à la préhistoire d’une confédération généreuse encore bien éloignée de la vocation universelle que sa riche mais complexe histoire aurait dû préparer à étendre au reste du monde.

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