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Remaniement ministériel !J'adoooore.

12 Février 2016 , Rédigé par c laurans

Un remaniement pour rien ? Non !!!

Le remaniement, le troisième, est l’antichambre de la primaire à gauche puisque il a été noyauté par des entrants selon un savant dosage qui devrait permettre au Président de la République d’éliminer des courants concurrents à la dite primaire* et à l’élection présidentielle.

*(La primaire est un pastiche de démocratie. Elle ne peut pas faire émerger des candidats nouveaux. Elle est lissée par des candidatures qui ont reçu l’accord d’un parti dominant puisque les candidats doivent recueillir un certain nombre de parrainages, elle est soumise à la communication et donc à l’argent. Elle est devenue un passage obligé, éliminant des médias tous les petits partis. Elle propose, au citoyen, une gamme de candidats réservés se fermant à la diversité. Elle verrouille les candidatures, où est la démocratie ?)

Qui peut penser qu’un ministre entrant au gouvernement à 14 mois d’une élection présidentielle et législative a une grande latitude d’action ? Quel pouvoir sur la réalité, quelle influence sur le cours des choses ? Ils et elles ne peuvent que continuer l’action du prédécesseur que l’on vient, justement, de condamner par son remplacement ou bien changer de stratégie au risque de n’avoir pas le temps d’évaluer la nouvelle voie choisie et de n’avoir aucune influence positive.

Si les noms des rentrants m’importent peu, (c'est, par exemple, la création d'un secrétaire d’état aux victimes ! l’arrivée au gouvernement d’une ministre qui vota, la veille, contre la déchéance de nationalité ! et celle qui ne savait que dire pour vilipender la politique du logement de ce gouvernement et qui s’en trouve chargée, elle pourra enfin mettre ses idées en pratique mais il faudra qu’elle aille vite !) le nom de ceux qui sortent ne m’intéressent guère, pas plus celui d'une ministre de la culture qui n'avait pas le temps de lire que ceux des ministres qui sont connus du public que lorsqu'ils sont nommés ou remerciés, hormis, peut-être celui du ministre des Affaires Etrangères parce qu'il a a un destin remarquable dans une république.

Voilà un homme qui a fait toute sa carrière dans l’arène politique et qui la termine dans le confortable fauteuil de Président du Conseil Constitutionnel (qui a toute autorité sur l'ensemble des institutions françaises, limitée au champ du contrôle de constitutionnalité et qui a été créé pour s’opposer au « gouvernement des juges »– De Gaulle- ou contre « les déviances des régimes parlementaires » - Debré - ) encore qu’ on ne puisse jurer de rien concernant la vie politique d’un homme de pouvoir car, comme chacun sait, en France, un homme politique n’est jamais mort – à preuve le rôle que l’on fait jouer, tous les jours, au général de Gaulle, à Jean Jaurès pour se parer de leurs lauriers ou à Staline et Hitler pour injurier ses adversaires.

Son départ du gouvernement a été salué à l’Assemblée Nationale par une standing ovation d ’un hémicycle unanime sans que l’on sache à quoi attribuer cette « olla ». Soit les députés étaient contents de son départ et le manifestaient bruyamment, soit ils étaient satisfaits unanimement de son action ce qui dénote un aveuglement déplorable. Il serait intéressant de s’attarder sur cette dernière possibilité car on a oublié, après l’énooooorme succès de la cob 21 où M.Fabius « a inventé une nouvelle diplomatie mondiale », le bilan mitigé de son passage au ministère des Affaires Etrangères ; mais c’est un exercice bien français que d’être toujours persuadés que nous sommes les meilleurs : n’avons-nous pas la Très Grande Bibliothèque, le train à Très Grande Vitesse, ne sommes-nous pas la fille aînée de l’église, la patrie des droits de l’homme…

-Dans l’affaire iranienne, il a été celui qui a eu l’attitude la plus rigide pour finir par se faire doubler par les Américains qui ont réglé le problème, à leur façon, au moment choisi.

-Dans les relations avec la Russie, la même intransigeance envers Poutine, il a soutenu mordicus un embargo qui a mis les agriculteurs à genoux et a été complice, peut-être, de la non livraison des navires de guerre Mistral aux Russes pendant qu’on armait toutes sortes de coalitions dans le reste du monde et donc en Syrie.

-En Syrie, justement, où il ne donnait pas trois semaines à Assad pour quitter le pouvoir – c’était il y a quatre ans et oui, déjà – et où la diplomatie française se contentait de gronder tout le monde sans agir, s’alignant sur les lignes rouges des américains, dictant ses conditions, faisant des moulinets pendant que des Syriens mouraient et commençaient à fuir leur pays comme un seul homme.

A sa décharge, il ne le fit pas seul car s’il est un ministère qui ne peut s’exonérer de la patte élyséenne, c’est bien celui des affaires étrangères.

Souhaitons, cependant, bonne chance aux petits nouveaux. Seront-ils en mesure d’inverser les courbes ? L’avenir nous le dira. Et comme le dit Hamid : inch’ Allah !

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