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Campagne pour l'élection présidentielle, un Barnum.

5 Février 2017 , Rédigé par c laurans

Jusqu’à ce jour, il semble au candidat Fillon, qu’il n’a à répondre de ses actes que devant Dieu. Toutes ces déclarations montrent bien qu’il n’a cure des sondages (cela peut se comprendre), des déclarations de quelques « amis » (cela aussi peut se comprendre étant donné le mépris à peine déguisé avec lequel il les a traités après que sa victoire à la primaire semble se transformer à une victoire à la Pyrrhus ) mais surtout qu’il est encore convaincu qu’il doive disposer d’un pouvoir absolu pour assurer le bien de l’état en appliquant son projet qu’il qualifie lui-même de radical (ses « sujets » sont invités à obéir, à se résigner, en opposant au radicalisme du chef, un radicalisme sur leurs désirs et leurs passions en attendant des jours meilleurs.)

 

Face aux bouleversements du temps, la réflexion politique devrait conduire nos gouvernants à amortir, le mieux qu’ils le peuvent, les effets des changements et ne pas renverser la table au risque d’écraser, sous elle, les plus faibles, les plus fragilisés. En cela, les programmes, que nous savons maintenant proclamés en période électorale pour n’être pas appliqués après, ne devraient pas être brandis comme la solution finale, à prendre ou à laisser*, mais pourraient être le résultat d’une large consultation ( certain en appelle à une assemblée constituante) débouchant sur une sixième république qui élirait une nouvelle assemblée nationale allégée (trop de députés ) et un sénat réduit à un nombre de sénateurs comptable du nouveau découpage de la France  en régions.

 

Que recherche-t-on dans le « prince » qui nous gouverne ? La force ? La valeur ? L’habileté ? L’expérience ? En ces temps troublés, en ces temps de Terreur dirait Yann Moix, comment imaginer l’exercice du pouvoir dans une démocratie de plus en plus désabusée avec des élites de plus en plus déconnectées des réalités et des élus ne représentant plus que des minorités ? La domination d’un parti politique, plus aléatoire celle d’un illusionniste ou d’un télé-évangéliste et encore plus illusoire, celle des réseaux sociaux ou d’une utopie qui s’appuierait sur le recours au paradoxe (donner, par exemple un revenu universel qui donne à chacun la même somme quelle que soit sa situation sociale, élire une assemblée et annihiler son travail par un 49/3 citoyen ) et à l’outrance ne me convainquent point et me confortent dans l’idée que jouer le jeu, en accepter les règles est au-dessus de mes forces, ou plus justement de mes envies.

 

Dans le dogme intangible de la république  l’honnêteté, la pudeur devraient être remises à l’honneur (un étudiant en droit n’est pas un avocat, une femme au foyer n’est pas une assistante parlementaire, un vieillard de 92 ans qui ne peut être condamné à de la prison avec sursis ne peut continuer à être sénateur de la république et décider de l’avenir de mes petits-enfants, un élu qui a un compte à l’étranger ne peut voter des lois qui impactent l’impôt et son utilisation…vous complèterez, si cela vous dit, cette liste non exhaustive des travers de notre démocratie, moi je dois aller m’occuper de mon pot au feu ! )

*Ces candidats qui proposent de régler le problème avec DIX réformes ou par ORDONNANCES.

 

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