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La société française décadente ou pourrissante...

24 Février 2017 , Rédigé par c laurans

En France, les sondages ont repris leur marche en avant, les experts de tous poils se précipitent sur tous les plateaux de télé et dans toutes les radios, la courbe du chômage continue son petit bonhomme de chemin au gré des annonces mensuelles, sur la toile on découvre un Bondy Blog abritant une haine qui effraie , partout une laïcité minée par les interprétations qui tournent le dos à la loi de 1905, à Mossoul et ailleurs, les bombes et autres objets volants continuent les massacres et démolissent toute une région au plus grand bonheur des géants du BTP qui sont patients et se lèchent les babines, les terroristes internationalisent leur œuvre mortelle,  les migrants migrent, la dette grecque continue à se creuser, les Etats-Unis découvrent tous les jours une nouvelle saillie du locataire de la Maison Blanche, dans tous les pays on ne rêve que de guerre économique, de Pearl Harbour informatique, mais la Terre continue de tourner.

Pour revenir, plus près de chez nous, la république est mal en point, la société française décadente et proche du pourrissement. « Allons enfants de la Patriiiiieee, le jour de gloire est arrivé… »

Pourrissement manifeste d’une gauche qui prépare, avec obstination, acharnement, zèle même, sa défaite électorale, sa disparition de la scène politique après avoir déjà perdu son âme, la présidence des régions, la foi en ses idées, son humanisme par son comportement vis-à-vis des exclus, des réfugiés, en développant des politiques publiques en demi-teinte. Du trotskisme au socialisme acoquiné à l’écologie politique croupion les égos sont légion. Pas un impuissant qui rachète l’autre. Impuissance avérée et presque séculaire d’une extrême gauche qui ne montre le bout de son nez que pour recueillir entre 0 et 1% des suffrages des Français à une élection présidentielle qu’ils désapprouvent et hologramme d’un parti de gauche qui campe sur la planification écologique comme Jésus marchait sur l’eau (rubrique à l’intention des jeun’s qui savent utiliser un dictionnaire de la langue française et qui ont encore envie d’ouvrir un livre d’histoire à défaut d’avoir une culture générale).

L’avenir ne pourrait être le choix qu’entre « le corbillard socialiste » qui, loin de la rupture annoncée, passe un accord avec des Verts qui campent à Notre-Dame des Landes, à Bure, dans le tunnel sous les Alpes (les militants pouvant encore voter contre ce ralliement puisqu’en écologie on est pour la consultation de la base tous azimuts, ce qui n’est pas exclu !), tend la main à un parti de gauche qui n’a d’envie que de la mordre ou bien l’amateurisme d’un centre qui voit dans la colonisation un crime contre l’humanité après l’avoir encensée  ou l’avenir dans une France qui ne serait pas multiculturelle après qu’elle eût été forgée par de nombreuses cultures (j’avoue que je ne vous aie pas bien compris) et dont la caution d’un homme qui n’en peut mais, ou bien aussi, une droite qui rétablit en ses châteaux et dans les palais de la république l’héritage des privilèges ou  encore l’expérimentation d’une candidature d’extrême droite qui se moque des lois républicaines ?

Certes les investitures pour les législatives qui intéressent au premier chef les sortants , les possibles rentrants auxquels il faut ajouter maintenant les assistants parlementaires,  la volonté de hausser le ton pour montrer que l’important ce sont les idées, les programmes (et, paraphrasant Prévert : « Cent fois sur le métier remettez votre programme à demain »), la main sur le cœur pour défendre une Europe devenue indéfendable ou pour promettre d’en sortir sans en mesurer les conséquences dramatiques pour les plus fragiles, sont devenues les ressorts de l’action politique. Dans cette période faste pour les robots de la politique, tout est permis même l’outrance et dans ce cas précis de la campagne électorale, la diversité n’est pas une valeur et cessons de faire croire qu’elle enrichit.

Entre l’immoralité personnelle de ceux qui pensent d’abord à se servir et l’amoralité de partis qui se placent au-dessus des lois, les deux vilipendant la justice, la république a du souci à se faire pour son avenir. M. Bayrou qui s’allie avec la seule volonté manifeste d’avoir une loi sur la moralisation de la politique a oublié ses jugements tranchés sur son nouvel allié où il va retrouver M.Cohn-Bendit n’est qu’un exemple de cette faune politique qui ne cesse de faire le grand écart pourvu qu’elle garde un pied dans le système.

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