13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:19

Le problème du logement pour les mal logés et les sans logis vient de réapparaître, dans l’actualité, sur l’intervention médiatisée d’un appel de M.Cantona relayant, plus ou moins ouvertement, la fondation abbé Pierre.

Celui qui devait être le président du pouvoir d’achat qu’il irait chercher avec les dents s’il le fallait, affirmait qu’à l’issue de son quinquennat plus personne ne pourrait se retrouver sans toit. Lors d’un déplacement en décembre 2007, en Meurthe et Moselle, il fit tant de propositions, sollicitant Boutin, Lagarde et Borloo qui devaient tout régler rapidement, qu’il dut conclure son allocution par un « On va pas dire tout ce qui est petit est bien, tout ce qui est grand est absurde » qui fit rire l’assemblée. Promettant une France des propriétaires, des taux d’intérêt à 0%, des maisons Borloo à 10 000 euros et une maison à 15 euros par jour, des allègements de TVA, un crédit d’impôts et autres mesures toutes plus mirobolantes les unes que les autres, force est de constater que, aujourd’hui, avec le vote de la loi DALO instituant le droit au logement opposable, innovation centrale du dispositif Sarkozy, la liste des mal logés et des sans toit augmente. Cela est dû à la crise, bien sûr, mais aussi au non respect de la loi  SRU qui imposait à 730 communes de se mettre en règle avec la loi sous peine d’amendes. 45% de ces communes préfèrent payer l’amende plutôt que de construire des logements sociaux. Dans le XVI° arrondissement de Paris, un projet d’urbanisme de logements sociaux est bloqué par les habitants qui ne veulent pas que « ces gens-là » viennent habiter près de chez eux !

Mélenchon, Joly et Poutou ont réagi au dernier rapport catastrophique de la Fondation Abbé Pierre et proposent un contrôle des loyers ou un moratoire et un arrêt des expulsions et se mobilisent pour que cesse le scandale des appartements inoccupés.

La proposition N°3 sur 101, sera donc de créer, dès l’élection du parlement, une commission responsable de la mise en place – oui, je vous vois venir, encore une commission ! On sait que lorsqu’en France on ne veut pas régler un problème, on met en place une commission qui a trois mois pour y réfléchir, trois autres mois pour donner ses conclusions et une heure pour les enterrer – donc, pour la mise en place immédiate des moyens adéquats pour réquisitionner les appartements vides depuis plus de 6 mois.

L’état peut prendre en charge – la direction de la DDE en relation avec le Conseil Général qui maille utilement le territoire français en seront le bras armé pour négocier avec les PME – la remise en état des logements vétustes (isolation, conformités …), les démarches locatives, pour que les propriétaires s’y retrouvent et la gestion des aides pour que les locataires respectent l’utilisation respectueuse des locaux qu’ils occupent.

Vous voyez l’intérêt de cette mesure sur l’emploi, le développement de logements écologiques, la conservation du patrimoine et de logements au centre des grandes villes.

D’où l’on voit l’intérêt de la proposition N° 1 : les anciens ministres qui ont été en charge, pendant leur carrière ministérielle, de la politique du logement et de la ville directement ou indirectement et qui se retrouvent être, depuis les dernières élections, à la retraite, pourront mettre à profit les dix années qu’ils doivent à la nation pour œuvrer gracieusement, au ministère du Logement, à l’amélioration des conditions de logement de près de 3 millions de Français ce qui est, vous l’avouerez, une tâche exaltante que nos élus, si prompts à se dire prêts à servir leur pays, se feront un devoir, que dis-je, un plaisir d’honorer.  

« On ne va pas dire que tout ce qui est petit est bien et que tout ce qui est grand est absurde »n’est-ce pas ? (Phrase empruntée et corrigée sans l’accord du créateur).

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