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4° proposition/ 101:Modification des statuts de la BCE !

14 Janvier 2012 , Rédigé par C

La note de la France vient d’être dégradée par l’agence de notation Standard & Poor’s.

Nous avons perdu le triple A. Et gagné le privilège d’avoir le Président de la dégradation. C’est lui qui l’a dit ! En effet, pendant des mois, M.Sarkozy nous a présenté les divers plans (trois au moins) de rigueur comme le passage obligé pour que nous gardions notre note qui était « un trésor national ». L’expérience montre que notre trésor national était soit une escroquerie intellectuelle si nous faisons confiance au Président, soit un mensonge de plus si nous croyons son ministre des finances M.Baroin qui disait, hier soir : "pas de nouveau plan de rigueur car ce n'est pas une question de rigueur budgétaire".

Car il y aura bien d’autres plans de rigueur quoiqu’ils en disent car la dégradation de la note "reflète l'impact de l'intensification des problèmes politiques, financiers et monétaires dans la zone euro, au sein de laquelle la France est étroitement intégrée" selon l’agence S & P’s, autrement dit la France qui court derrière l’Allemagne depuis des mois s’est mise elle-même dans la situation où elle se trouve. Elle a fait une politique de rigueur imposée par Merkel, pour coller au peloton de tête emmené par l’Allemagne, en pure perte parce que, pendant ce temps, l’économie allemande mieux et plus industrialisée (puisque nous avons fait le choix d’une économie de services au détriment d’une économie de production  industrielle) creusait l’écart avec nous. L’économie de services est le parent pauvre de l’économie car plus facile à mettre en place pour des élites fainéantes (le président actuel ne traitait-il pas, il ya peu, l’ancien président de roi fainéant ?). Cependant, par sa politique de soumission aux financiers, M.Sarkozy a aggravé la situation.

Le bouclier fiscal, emblème du quinquennat, les cadeaux faits aux entreprises dirigées par les amis, les cadeaux fiscaux aux riches financiers de sa campagne électorale se sont traduits par une baisse importante des recettes dès le début du mandat. Si la survenue de la crise, qui allait aggraver la situation, avait été l’occasion de modifier cette politique devenue caduque, les déficits ne se seraient pas creusés autant. Sauf que le Président, dans son aveuglement, a choisi de n’en pas tenir compte et qu’il s’est complu dans l’erreur et a continué une politique néfaste pour le pays.

4° proposition.

C’est la résistance prônée par Mélenchon. Qu’est ce qui fait que les agences de notation sont si puissantes en Europe et ridicules ailleurs ? Lorsqu’elles ont dégradé la note des Etats-Unis sans conséquence pour le pays et le fait qu’elles se désintéressent du sort de la Grande-Bretagne qui n’est pas dans la zone euro, montre bien qu’elles n’auraient aucune influence si la BCE était une banque au service des nations.

Donc la 4° proposition, toute simple et logique, est que toutes nos forces agissent dans le sens d’une modification rapide et complète du statut de la BCE et qu’enfin, un sommet européen serve à quelque chose. La BCE doit cesser de prêter aux banques à 0% pour que celles-ci s’engraissent ensuite en prêtant aux états à 1, 2, 3, 6, 10% !

La BCE doit prêter aux états à UN taux unique et cesser de faire le jeu des banques privées. Un taux unique pour que tous les états européens soient placés à la même enseigne. Comment croire que l’on peut faire une Europe unie en traitant différemment ses états, comment croire que les états endettés pourront rejoindre les autres qui le sont moins si on s’ingénie à leur mettre des bâtons dans les roues ? La solidarité européenne consisterait-elle à ce que l’Allemagne fasse la course en tête entourée par les petits pays comme le Luxembourg et les Pays-Bas, suivie par la France, l’Espagne et l’Italie qui tirent la langue pour rester au contact, tout en lâchant inexorablement la Grèce et les autres pays qui ont été admis, sans qu’ils en aient les qualités et les performances requises, dans le peloton ?

Comme la banque fédérale américaine, la banque central Chinoise, Japonaise, Anglaise, la Banque Centrale Européenne ne doit plus être indépendante mais au service des pays européens quoiqu’il en coûte aux Allemands.

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