Demain, la faillite d'un système.
Tous les pays développés qui sont touchés par la crise sanitaire provoquée par la covid19 vont subir une crise économique et sociale qui n'aura pas la même ampleur pour tous. Il faut se préparer, et s'attendre, comme pour la gestion de la crise sanitaire, à des comportements différents selon les pays et, par conséquent à des résultats inégaux. Au vu de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement actuel, il faut craindre le pire pour l'économie française qui a sacrifié son industrie textile, ses aciéries, ses fleurons de la chimie...et qui a subi la délocalisation à grands pas sans se distinguer dans la transition écologique, en se montrant au-dessous de tout en détruisant notre système de santé, n'ayant de cesse de faire subir à notre service public des cures d’amaigrissement (les candidats à l'élection présidentielle en 2017 ne prévoyaient-ils pas de supprimer des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires ?) et nous promettant une autre façon de gouverner, de faire de la politique.
Sans polémiquer à priori, selon les chiffres communiqués et auxquels nous avons accès, il semble que notre économie n'a pas eu les meilleurs médecins à son chevet ce qui a pour conséquence première un déficit de confiance vis-à-vis de nos gouvernants qui, derrière une apparence de sérieux, semblent avoir été hésitants et n'avoir pas pesé sur le marché.
Le traitement même de la crise montre bien que rien ne change, que le monde d'après est le même que le monde d'avant, en pire, peut-être. (Le chômage partiel l'illustre bien : un chômeur partiel ayant un salaire de 4,5 fois le SMIC était indemnisé à 100%, ce qui était bien plus confortable que pour celui qui touchait seulement le SMIC - caissières, éboueurs, femmes de ménage, pardon "techniciennes de surface", livreurs, magasiniers... sans parler des intérimaires, ce qui n'encourage pas certaines entreprises à reprendre le travail ! )
Les faillites vont se multiplier, les employés en seront les victimes comme les petits artisans, les autoentrepreneurs tant encouragés depuis des années comme étant la panacée, les poussant même à traverser la rue pour créer leur entreprise. Il leur reste à traverser le champ de ruines et sans aide.