Campagne électorale : les trois coups ?
Une rumeur occupe toutes les rédactions des quotidiens, des radios et des télvisions : M.Sarkozy, le président-candidat va changer de statut à défaut de stature et devenir, pour quelques semaines le candidat-président. Après que lui-même et tous ses ministres eurent claironné sur toutes les ondes qu'il resterait président jusqu'au bout de son quinquennat, tant ils étaient persuadés que la bulle Hollande sortie des primaires socialistes exploserait , les écarts révélés par les sondages qui, après s'être maintenus, se creusent au profit du socialiste, le contraingnent à entrer, officiellement, en campagne. Il faut noter que la posture qui consistait à répéter à l'envie qu'il n'était pas candidat, n'était plus tenable tant il était évident qu'il utilisait sa position pour faire campagne tout en le niant. Ceux d'entre nous qui ont assisté à cette pantomime qui a assez durée ne peuvent avoir une bonne opinion de la parole politique et le septennat unique permettait de mettre un terme à ce déni de responsabilité.
La parole, après la rumeur, va se libérer et, d'après ce que nous avons entendu depuis que le verbe se porte dans les médias en lieu et place des lieux qui y sont consacrés, les petites phrases, les mensonges, les attaques personnelles, les approximations vont faire florès et la période qui s'annonce et qu'on pourrait voir comme l'occasion de faire de vrais débats, risque, au contraire de donner une piètre idée de la politique. Les stratégies des communicants se moquent bien de la vérité, de la rigueur et de l'honnêté. Le but recherché est de ratisser des voix sur sa droite, sur sa gauche, en se parant des plumes de la vertu, en l'occurnece, passer pour celui qui s'adresse à tous les Français, celui ou celle qui aprle à tous les Français car, la main sur le cœur, n'est-ce-pas, « je serai le président de tous les Français » ! Il suffit d'avoir subi deux ou trois élections suivies de deux ou trois mandats pour être convaincu du contraire et qui peut dire, par exemple, que M.Sarkozy a été le président de tous les Français avec le bouclier fiscal, la casse du service public, la réforme des retraites, les mesures qui avantagent toujours plus le un pour cent de ceux qui ont tout et pénalisent les 20 pour cent de ceux qui n'ont plus rien ?
De peur d'oublier, dans le fatras des déclarations intempestives, le passé chargé de quelques-uns, souvenons-nous :
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M.Wauquiez, qui a qualifié en se disqualifiant, l'aide aux démunis de cancer de la société française fustigeant ainsi les cancéreux que sont tous ceux qui sont les abandonnés du système, ferme ta gueule !
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M.Guéant qui considère que toutes les civilisations ne se valent pas - imaginez ce qu'il pense des Hommes, je connais des gens qui s'imaginent qu'ils sont faits pour commander à ceux qui sont nés pour obéir – et qui ne perd jamais une occasion d'être blessant pour ceux-là, ferme ta gueule !
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Mesdames et messieurs les donneurs de leçons qui accusent ceux qui défendent le peuple d'en bas contre la rapacité des marchés, d'être populistes, fermez vos gueules !
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M.Bertrand qui commence toutes ses phrases par « il faut bien comprendre » les choses qu'il dit et qui doivent être les vétités de chacun, ferme ta gueule !
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M.Baroin qui, du haut de sa morgue, accuse d'illégitime tout ce qui ne sort pas de son brillant cerveau, ferme ta gueule!
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M.Woerth qui accumule les mises en examens, ferme ta gueule !
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M.Chatel qui ne l'ouvre que pour fermer des classes, ferme ta gueule !
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M.Borloo qui se prend pour l'écologiste de service et qui signe, sans faire attention, des permis d'exploitation des sols qui sont un déni écologique, ferme ta gueule !
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Mme Machin, M.Truc, plus aboyeurs que ministres, plus mauvais qu'utiles, fermez vos gueules !
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Mme Morano qui dément que le président ait gouverné sans le peuple sous prétexte qu'il l'a consulté à Mayotte, en Martinique et en Guyane, ferme ta gueule !
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M.Juppé, d'accord avec rien et complice de tout et qui a compris qu'un ministre « ça ferme sa gueule ou ça démissionne », continue à fermer ta gueule !
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Tous ceux que j'ai oublié, par lassitude, fermez vos gueules !