Des questions à des milliards d'euros
Q : Pourquoi les agences de notation baissent les notes des pays ?
R : Pour que les banques encaissent !
Les pays qui voient leur note baisser empruntent à des taux importants et versent, pendant tout ce temps, des intérêts importants aux banques.
La Grèce, en ce moment, mais je devrais dire « les Grecs » subissent la double peine : ils paient aux banques, tous les jours, des intérêts gonflés par la baisse de la note et versent, à la Banque Européenne, via la contribution au budget européen, leur part en impôt.
Q : Pourquoi met-on tant de temps à trouver une solution commune ?
R : Parce que plus ça dure et plus les banques touchent des intérêts !
Vous n'ignorez pas que, pendant ce temps, comme en Belgique, la vie continue et que gouvernement aux ordres des banques ou absence de gouvernement, les transactions, les importations, les balances des paiements continuent de tourner comme la broche, qui devant l'âtre, rôti les petits oiseaux ! Et plus la broche tourne longtemps, plus les petits oiseaux sont cuits à point.
Q : Pourquoi la direction du FMI intéresse t-elle autant l'Europe ?
R : Parce que celle de la banque mondiale est américaine (USA bien sûr) !
Les 10 pays qui représentent plus de 50% du PIB mondial ont la majorité de vote. Il est un instrument idéologique au service des grandes nations qui imposent leurs vues économiques aux nations qui ont recours à lui.
Après avoir fait, de l'Argentine, l'élève modèle, le FMI a contribué à la mettre en faillite. Avec la Grèce, on en prend le même chemin. Le refus obstiné de l'Europe de ne pas débloquer les 12 milliards promis, tout de suite, est justifié par le fait « qu'on est pas sûrs que le gouvernement grec respecte les diktats du FMI et de l'Europe ». On chercherait à la mettre en faillite que l'on ne s'y prendrait pas autrement.