Le travail et l'emploi, J-344
Nous vivons dans un monde de dupes !
C'est bien le travail qui fonde les civilisations, le travail qui permet à l'homme de créer des richesses mais, que se passe t-il, aujourd'hui ? On confond travail et emploi ! Et, si des gens comme M.Wauquiez, ne peuvent penser le travail que comme une entité a qui on attribue une valeur, au point de vouer aux gémonies, ceux qui n'en ont pas, c'est un drame. En effet, le travail se confond avec l'emploi et si le premier est une valeur sûre dans les sociétés modernes, le deuxième se volatilise et disparaît petit à petit.
On a pu penser, un temps, que les progrès techniques allaient libérer l'homme ; que les machines allaient faciliter le travail, le rendre plus agréable, favoriser les loisirs, limiter l'asservissement des enfants et des femmes dans certains pays moins développés mais on se rend compte que ces notions sont dénuées de substance et ce n'est pas en nous faisant croire, quand cela devient trop évident, qu'il s'agit d'une crise d'où, nos élites vont nous sortir un jour, qu'on nous empêchera de penser que, de fait, il ne s'agit pas de crise, que nous ne sommes pas « en crise » mais, tout naturellement dans une mutation, un changement de société, une évolution de civilisation.
Les emplois qui ont été détruits dans nos pays, nous ne les retrouverons plus, en grande majorité. Quoiqu'en disent les candidats à l'élection de 2012, il ne suffira pas de dire la vérité aux Français pour que les emplois reviennent. Il faut leur dire que ce ne sont pas les hommes politiques comme M.Wauquiez, formés par des économistes dépassés par les événements, perdus dans leurs certitudes archaïques qui nous sortiront du cauchemar.
Ce n'est pas en faisant porter, aux gens fragilisés par les sociétés modernes, la responsabilité de la mauvaise gestion des finances publiques exercée par les mêmes, ni en montrant du doigt une population en difficulté, que ces hommes politiques s'honoreront. L'honneur d'une société développée est, justement, de protéger les plus faibles. Confondre la petite minorité de profiteurs d'aides sociales avec le million de personnes dans le besoin, en France, est une stupidité doublée d'une incompétence et d'un manque d'humanisme.
Que parvient-on à faire, en tenant ce genre de discours ? Sinon à attiser la colère contre les élites ( ce qui n'est pas un tabou), s'élever contre leur omnipotence, percer leur habileté dans le pouvoir, démasquer leur opportunité dans les combines, assister à leur fascination pour l'argent et leur empressement à ne pas le partager.
Alors, bien sûr, on brandit le spectre du populisme, celui de l'extrême droite qui n'en demande pas tant. Ce n'est pas nous qui sommes populistes, ce sont les élites ou ceux qui se prennent pour telles qui, par leur incapacité grandissante à assumer leurs devoirs pour ne penser qu'à leurs intérêts ( j'allais écrire « droits »!!!) se placent dans la situation critique irréversible du soldat que l'on n'a pas envie de sauver mais de celui que l'on verrait bien disparaître.
A J-344, une idée par jour propose que les élites s'effacent pour une société du loisir, du charme, de la culture. Partager les richesses pour manger à sa faim et cultiver son jardin.*
* Pour ceux qui n'auraient pas compris l'idée par jour, je leur conseille de consulter une de ces élites qui a lu Voltaire, pas très bien je l'avoue, et qui, en ce moment est secrétaire d'État, chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des services, des Professions libérales et de la Consommation. Si ça ce n'est pas une élite, que je sois pendu!