L'ABCD de l'égalité contre l'alpha et l'oméga de la bêtise !
La somme de sottises, de stupidités, de vilénies, d’invectives que l’on peut entendre depuis quelques semaines sur la nouvelle polémique nationale qui touche et tente de décrédibiliser l’école de la république est hors de propos, mesquine, falsificatrice, mensongère et carrément insoutenable.
Si on écoute les parangons de la nouvelle morale, l’école ne devrait pas être le lieu privilégié où l’on découvre l’égalité et le respect entre la fille et le garçon ! La famille, si vite mise en avant par ceux qui contestent cette mission essentielle de l’école de la république, devrait avoir le monopole de l’éducation, c’est faire peu de cas de la réalité où de nombreuses familles se trouvent démunies pour exercer pleinement ce rôle et manquer de respect à un corps enseignant et non-enseignant qui se forme en permanence, qui explore tous les avantages et les dérives possibles de sa pédagogie et de sa pratique quotidienne avant d’en faire bénéficier, si cela s’avère bénéfique, les élèves qui leur sont confiés en ayant toujours en tête, l’intérêt de l’enfant, son intégrité physique et morale et le respect des croyances des parents. L’école, contrairement à une idée répandue à droite, n’est pas que l’outil désincarné qui a pour seuls objectifs d’apprendre à lire, écrire et compter ; croire cela et l’y réduire est une méconnaissance absolue du travail quotidien des enseignants. Et puis, je prends mes distances : les circulaires ministérielles sont des lignes directrices pour l’enseignant, elles changent d’ailleurs avec les ministres et les gourous qui les entourent, elles ne sont pas le dogme intangible ou les prières sacrées, elles s’adaptent à la façon d’enseigner, au public auquel elles s’adressent…L’enseignant sait ce que filles et garçons doivent savoir et comprendre en fonction de leur âge pour relever les défis et les situations qui se présentent à eux, ils savent ce qu’ils sont capables de gérer et quelles attitudes et aptitudes ils doivent s’approprier pour développer leur personnalité SINON, qu’ils fassent bouchers ! Et même si ces sujets peuvent s’apprendre de façon informelle, il n’est pas anormal que le ministère de l’éducation nationale s’en préoccupe ! Une matière pour laquelle on ne développe pas un intérêt particulier tend à disparaître des matières enseignées. A l’école primaire c’est le temps des jeux sexuels et ces parangons de vertu n’ont jamais dû jouer au docteur et à l’infirmière ! Dès avant trois ans, les enfants s’intéressent à leur identité sexuelle – et le diable n’y est pour rien ! L’égalité des sexes à l’école maternelle est juste le fait de veiller à ce que les enfants aient un comportement qui s’approche le plus possible d’une EGALITE entre les sexes – respecter son corps et celui des autres.
Pour couper court aux âneries, aux fausses informations, il suffit – ce qui n’est pas à la portée de tout le monde et justement de ceux qui sont les plus sensibles à la désinformation de prétendus spécialistes et de présumés experts qui pérorent sans vergogne à leur place – de se rendre sur le site du Ministère ou de n’importe quel CNDP ( Centre National de Documentation Pédagogique à l’usage du corps enseignant, ouvert aux parents mais pas destiné aux élèves) « ABCD de l’égalité » !
J’en ai entendu des vertes et des pas mûres et les télés qui adorent passer en boucle, car ça ne coûte rien et que cela participe à l’idée qu’il faut « vendre à coca-cola du temps de cerveau disponible », les bêtisiers, devraient en sortir un sur ce sujet. Ce serait faire œuvre utile quoique, on peut se demander si, même cela, ne pourrait pas en ajouter une couche. Je ne résiste pas à vous en livrer quelques unes entendues hier : « le plus grave problème aujourd’hui, n’est pas l’égalité garçon-fille, mais c’est l’EFFONDREMENT du niveau scolaire des garçons ! SI, SI ! Et le vénérable monsieur qui s’illustra ainsi sur les ondes est un philosophe, ce que n’est pas l’autre qui fit passer le livre Tous à poil, que l’on peut trouver de bon ou de mauvais goût, c’est selon, comme un manuel d’apprentissage à l’école primaire. Remarquez qu’on n’en a pas fini puisqu’il paraît, je dis bien il paraît, que la ministre de l’Enseignement Supérieur s’est mis en tête d’enseigner l’entreprenariat à la maternelle ! Mais ce serait fastidieux d’en rajouter d’autant plus que les spécialistes autoproclamés s’en chargent avec suffisamment d’arrogance.
C’est sûr que la princesse qui vomissait sa pomme sous le baiser d’un beau jeune prince blond, ou celle qui devait coucher avec une bête sans répulsion pour transformer le monstre en beau prince charmant ça a beaucoup plus de gueule !!!
Une suggestion pour que le débat relève du plus haut comique, car il faut un débat national dit l’Autre, c’est de faire cet enseignement en langues régionales ! Lorsqu’on voit raisonner certains hommes et certaines femmes, on redoute qu’ils se rencontrent pour faire des enfants.