2°proposition/ 101: une vraie TVA sociale!
2° proposition sur 101.
Hier, vous avez été nombreux à réagir à la proposition d’emploi non fictif, que je propose aux candidats à la présidence de la république, d’inscrire dans leur programme. Il nous reste à dérouler les 100 autres pour apporter un peu de sérieux et de légèreté – dans le sens de finesse – à une campagne électorale qui s’annonce aussi délicate qu’un massacre à la tronçonneuse (M.Copé) ou l’accrochage à un croc de boucher (Quivousavez).
J’attends vos suggestions iconoclastes, béotiennes mais ni barbares, ni incultes pour alimenter le réservoir d’idées qui semblent terriblement manquer à nos chers candidats. Pour preuve les polémiques stériles sur des « sale mec », le quotient familial, demain, peut-être l’épaisseur du papier-cul. Nous essaierons de ne pas tomber dans la caricature tout en gardant le côté esquisse de ce que pourrait être un vrai progrès démocratique. C’était l’idée conductrice de la proposition 1, à la fois cruelle pour nos vieux élus blanchis sur le harnais et les jeunes protégés propulsés au faîte de la gloire, tout juste sortis du biberon de l’ENA ou du sport de haut niveau.
2° proposition : la TVA sociale.
Pour rendre sa justification éponyme à ce vocable qui fait florès ces jours-ci sans que l’on sache vraiment ce qu’il va recouvrir aussi longtemps que nos brillantes élites ne nous l’auront pas présenté, tant il est vrai que cela ne suffira pas à le rendre légitime, je propose que l’on donne au qualificatif sa noble définition et un sens clair : c’est une TVA qui doit s’astreindre à ce que les objets visés par cette taxe soient choisis pour plus de justice, plus d’égalité.
Des exemples, bien sûr ! Banals mais compréhensibles pour le quidam moyen : que les produits de première nécessité aient une TVA basse – dans ces produits, l’INSE et 50 Millions de Consommateurs peuvent en établir une liste des produits de première nécessité sur laquelle on peut tous être d’accord et sur lesquels devra s’exercer la solidarité nationale – tant disque les produits de luxe seront largement taxés – en quelque sorte que le paquet de cigarettes soit moins taxé que le bâton de chaise de Cuba, ce qui me paraît être un exemple significatif que l’on peut généraliser concernant les automobiles, les bateaux de plaisance, les transports collectifs… L’énumération des possibilités de taxe sociale serait fastidieuse mais quand on sait que nos experts ont trouvé le moyen d’appliquer un taux de TVA différent pour un verre de soda pris à la terrasse d’un café et une bouteille du même breuvage acheté et emporté dans son panier de l’épicerie du coin, on peut imaginer qu’ils sauront nous concocter une TVA sociale qui le sera vraiment !
La TVA sociale pourra prendre son sens véritable et, peut-être qu’ainsi, nos politiques ne pourront plus dire que c’est une sottise un jour et un réel progrès le lendemain.