P comme PATRON-2
L’actualité nous fournit un exemple de crise politique et économique que l’on pourrait, aussi, qualifier de crise sociétale, crise de nerfs !
Il s’agit de l’affaire Proglio, du nom de son principal personnage qui, il faut bien le reconnaître, est resté bien discret sur une situation qui, peut-être, l’embarrassait eu égard à la décence.
Je ne reviens pas sur « l’affaire » qui met en jeu des sommes si importantes qu’on les a qualifiées, dans le microcosme politico-médaitique, d’abjectes, ignobles...et que je qualifierai, très malheureusement, d’habituelles pour « l’élite », qu’elle soit industrielle, sportive, showbistique, mais je ferai les remarques suivantes :
-Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a également volé au secours de Proglio. «Je regrette la campagne orchestrée contre Henri Proglio qui est un très grand chef d'entreprise et qui dirige EDF tout en présidant le conseil d'administration de Véolia», a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué.
«Sa rémunération cumulée est moins élevée que celle qu'il percevait lorsqu'il était seulement Président de Véolia. Il serait curieux de lui faire le reproche d'avoir accepté d'augmenter sa charge de travail et l'ampleur de ses responsabilités, tout en gagnant moins, alors même que l'Etat a été le chercher parce que EDF méritait d'avoir à sa tête l'un des meilleurs», a-t-il encore assuré.
- Le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, a défendu mardi Henri Proglio en soulignant que ses deux fonctions, à la tête d'EDF et de Veolia, représentaient «un cumul de travail» ».
«EDF méritait d'avoir à sa tête l'un des meilleurs» dit-il.
«Pour moi, le sujet ce n'est pas la rémunération d'un chef d'entreprise. Le sujet, c'est le succès d'un chef d'entreprise», a assuré le ministre.
et de les rapprocher de ce que publiait 20 Minutes : « Lorsqu'il a pris la tête d'EDF, Henri Proglio avait demandé à conserver «le niveau de revenu» qu'il avait comme PDG de Veolia. La rémunération du patron de l'ex-Générale des Eaux s'était élevée à 2,5 millions d'euros en 2007, avant de tomber à 1,6 million d'euros en 2008, en raison de la baisse de sa part variable liée aux mauvais résultats du groupe.
Mais dira t-on, les mauvais résultats du groupe sont, à l’évidence, dûs à la CRISE, bien sûr, je l’avais déjà oublié !!!
Nous oublierons vite les rodomontades de ministres, de chef de parti et d’autres qui ont dit, un jour une chose et le lendemain son contraire tendant à me faire penser que les ventilateurs ne sont pas que des machines à calmer la canicule mais ce qui tendrait à me faire croire que nous sommes gouvernés par des gens qui n’ont pas bien la notion de la justesse et de la justice.
Le Premier ministre François Fillon a salué jeudi soir le choix du patron d'EDF, affirmant à des journalistes «c'est une décision sage, dont je me félicite» à son arrivée à un meeting UMP pour les régionales à Paris. Voilà notre premier ministre qui se félicite de quelquechose qu’il n’a pas fait ou bien, ai-je mal compris, il se félicite lui même, de penser que la décision qu’un autre a pris à sa place est sage ? Il eut été plus sérieux, plus sage dirai-je, qu’un ministre, en l’occurence le premier d’entre eux, fit connaître la sage décision avant qu’elle n’entraîne toute cette polémique.
Et puis nous n’avions pas encore eu le privilège d’avoir la version du monsieur qui prétend que « tout homme qui n’a pas de Rolex à 50 ans a raté sa vie ! » ; eh bien elle vient de tomber : tout cela, le salaire à EDF, la rémunération, la retraite chapeau et les stock-options de Véolia, sont parfaitement, non seulement normales mais pas suffisantes puisqu’il -le Patron- est l’un des moins bien payé du monde.
Pour en finir, en ce qui me concerne en tout cas, qui pourrait avoir suffisament de poids pour demander le départ du PDG d’EDF et son maintien, s’il le souhaite, à Véolia ? Je suis persuadé que de grands commis de l’Etat sont aussi capables que lui de diriger EDF sinon ...il devrait être l’un des patrons les MIEUX payés du monde, non ?