Quand la Terre m'était contée...
Je vous ai fait venir au chevet de la malade car son état s’est encore aggravé. J’ai demandé à un représentant du GIEC* d’être présent car son expertise nous sera indispensable. Portons-nous, si vous le voulez bien, au chevet de la malade.
- D’après nos dernières observations, il s’avère que son état empire, doucement mais sûrement ce qui nous fait redouter une issue fatale si nous n’agissons pas dès maintenant. Par exemple, sa température augmente régulièrement depuis que nous la prenons à intervalles réguliers. Autre signe discernable à l’œil nu : des plaques blafardes apparaissent, ici et là quand d’autres surfaces changent de couleur. Quand nous effectuons une numération, elle est, chaque fois en augmentation et la prolifération semble suivre une courbe ascendante régulière ce qui fait penser à une irréversibilité du phénomène. Malgré de nombreuses saignées, ce nombre n’a jamais été aussi élevé. Elle a de plus en plus de mal à respirer et ses défenses sont de plus en plus fragilisées par leur mobilisation de plus en plus indispensable à sa survie ! Si nous n’intervenons pas rapidement et vigoureusement, elle est condamnée.
- Voilà un diagnostic bien pessimiste.
- C’est malheureusement celui qui est le plus prévisible.
- Combien de temps lui donnez-vous ?
- Difficile à dire mais si le mal n’est pas pris à la racine, cela est inéluctable.
- Et le mal est ?
- Les microbes qui, inexorablement, et malgré tous nos efforts, continuent à se multiplier et l’affaiblir.
- Et, ce microbe que vous tenez pour responsable de l’état de la malade…
- Il faut, à tout prix l’éliminer, c’est la seule solution.
- Si je comprends bien, DIEU, pour que la Terre se sauve, il lui faudrait avoir la force de se débarrasser de l’Homme ?
- Je ne TE le fais pas dire !
- Si c'est tout ce que TU as trouvé, j'y retourne, je serai mieux qu'ici !
* Groupe International pour l’Etude du Corps humain.
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