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A chaque jour suffit sa peine.

29 Octobre 2012 , Rédigé par c laurans

Comment ne pas prendre les nouvelles qui tombent avec véhémence à défaut d’éloquence !

Bien sûr les sujets n’ont pas tous la même valeur émotionnelle, la même portée humaine et cependant, ils sont liés et même suspendus les uns aux autres.

 

Qu’ont à espérer de la société bien-pensante dont font partie les ONG, les enfants esclaves d’Haïti ? C’est l’histoire banale d’un(e) Restavek à Port au Prince que je souhaite vous raconter à vous qui ne savez pas. Nous appellerons Enfant, ce petit garçon ou cette petite fille de 6 à 14 ans qu’on exploite au vu et au su de tout le monde bien informé dans ce pays abandonné par l’Humanité. 400 000 enfants préadolescents et adolescents sont réduits à l’esclavage en Haïti dont je rappelle, à ceux qui ont toujours à la bouche que les élections font la démocratie, que récemment, un président a été élu « démocratiquement » et que ce que je vais relater se passe bien dans son pays ! Enfant est donc issu, toujours, d’un milieu défavorisé et souvent d’un milieu rural. Sa famille nombreuse et pauvre l’a confié par l’intermédiaire d’un réseau bien organisé à une famille qui a fait la promesse de le scolariser, de le nourrir et de le loger en échange d’un travail domestique. Illettré, soumis, esclave, Enfant est la « bonne » à tout faire. Enfant se lève à 5 heures et se couche à 20 heures et passe sa journée à travailler, faire le ménage, la cuisine, la lessive, transporte 40 litres d’eau (40 kg) sur des centaines de mètres, subit sarcasmes et coups sans espoir d’avenir. Enfant se fait violer, se suicide pour échapper à l’horreur journalière, rêve à ses parents même quand on lui a dit qu’ils étaient morts. (Cette description peut donner une idée à peu près juste des activités chronophages auxquelles est soumis Enfant mais, à la relecture, elle est très au-dessous de ce que j’ai ressenti à la vue du documentaire). Lorsque sous la pression d’associations locales, Enfant peut aller à l’école pris sur son temps d’esclavage, c’est dans une école pour Restavek (on ne va pas mélanger les torchons et les serviettes, n’est-ce-pas ?) Enfant est entassé avec 60 de ses coreligionnaires dans douze mètres carrés, debout puisqu’il n’y a pas de banc pour s’asseoir et face à un maître d’école dépassé. Il ne peut y aller que s’il a accompagné et souvent porté, pour qu’ils ne se salissent pas leurs souliers, les enfants pomponnés, enrubannés, uniformisés des maîtres ! Dickens, Hugo, Zola AU SECOURS ! La majorité de ces enfants ont des familles qui ignorent la situation et certains d’entre eux préfèrent devenir des enfants des rues et vivre comme des sauvageons pour protéger la parcelle d’humanité qui leur reste et ils vivent de rapines, de déchets, d’horreur. Ne vous y trompez pas, dans une société qui devrait avoir comme premier commandement la solidarité, il est courant que Enfant se retrouve esclave dans les camps de réfugiés (hé oui, c’est le quotidien de milliers d’Haïtiens) en planches et en tôles. D’ailleurs, parfois, Enfant a du mal à trouver un bout de carton pour se coucher dans un coin de la cabane ! Que l’on se rassure, au même moment, l’élite politique et économique de la nation haïtienne peut réunir ses amis fortunés en robe Dior et smoking des meilleurs faiseurs britanniques, inviter des membres du show-biz mondial qui ont fait des chèques pour la reconstruction du pays, se gaver, s’auto féliciter, s’auto congratuler, cela n’affectera en rien l’odieux commerce des Restavek qui restent invisibles, inaudibles, inexistants ! La reconstruction passe sur le corps des Restavek aussi vite que l’intérêt d’un documentaire passe à un autre sujet.

 

Je comptais parler de GOOGLE ! Car aujourd’hui, le patron de Google Europe sera reçu à l’Elysée.

Soumettre la France à ses conditions, voilà l’objet de la visite ! Quel est le lien entre les deux sujets ? A mes yeux il est évident : ce pourrait être « quand l’inhumain le dispute à l’ignoble » !

Google Europe fait, à peu près (allez savoir au juste) 1,3 à 1,5 milliards de bénéfice en France en touchant les dividendes de la pub  quand il référence la presse en ligne. L’Etat français souhaite le taxer ! Quelle honte ! Ces socialistes n’ont aucune notion de ce qu’est la liberté d’entreprendre, ils ne savent que lever des impôts. La preuve, cet ultimatum des 48 plus gros –j’allais écrire gras- patrons du CAC 40 qui lui lance un ultimatum en oubliant ouvertement que le pouvoir a été élu pour diriger la France et eux choisis par leurs pairs pour diriger leur entreprise (un mélange des genres qui n’a pas l’air de leur sauter aux yeux !) et qui s’érigent en décideurs de la politique du pays ! Il est vrai qu’avec les exemples italiens, grecs, ils ont quelques raisons, en France, de se sentir frustrés de ne pouvoir être aux commandes de l’Etat ! Pour en revenir à Google, l’entreprise qui fait ces gros bénéfices n’en déclare que dix pour cent en France par le biais de toutes sortes de combines tout à fait légales mises en place depuis des années par les gouvernements successifs et qui leur permet d’avoir leur siège social dans un autre pays que celui dans lequel ils font ces bénéfices, en l’occurrence, mais ce n’est pas une surprise : en Irlande ! Ainsi Google, demain, menace de ne plus référencer la presse française en France ! Et M.Hollande souhaite changer cela ? Mais pour qui se prend-il ? Il se croit plus fort que le roi des Belges ? (En Belgique, le gouvernement a déjà tenté de faire du Hollande avant l’heure. Savez-vous ce qu’il advint ? La Presse qui avait quitté la table des négociations en acceptant d’être déréférencée, y est revenue dare-dare et est passée par les fourches caudines du géant américain !) Après les Pigeons, les Grands Patrons, qui sera le prochain à vouloir dicter sa loi à la France ? ine !

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