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En forme de bilan annuel.

21 Décembre 2010 , Rédigé par C

« unideeparjour.over-blog.fr » a bientôt un an !

Le 20 janvier 2010, j’écrivais le premier article d’une longue liste, 121, à ce jour, mêlant l’actualité, la poésie, la fiction politique et morale, les nouvelles.

 

       Le premier de ces articles s’adressait à la mémoire, cette mémoire qui fait tant défaut lorsqu’on veut expliquer le présent ! D’Haïti, puisqu’il s’agit de la tragédie de ce début d’année, on ne peut rien comprendre aux événements qui ont suivi le séisme si on en ignore l’histoire ! Comprendre, malheureusement, n’est pas pris, ici, dans son sens premier mais au sens figuré, c’est-à-dire la saisie des éléments qui devraient nous permettre de nous mettre au service du peuple sinistré, ce qui n’est pas, pour ce que j’en sais, ce qui se passe à Haïti. En effet, à entendre les Haïtiens eux-mêmes, gens du peuple, écrivains, poètes, artistes, c’est-à-dire ceux de la population civile qui ne sont pas partie prenante dans la « rente » économique, on mesure l’incompréhension des sinistrés et des « intervenants étrangers » dans ce que j’appelais le « grand Barnum Humanitaire ! »

 

     Le 29 avril, après trois mois, assidu et respectant l’engagement que je m’étais imposé, je me mettais en « Congé sans solde » au prétexte que je n’avais pas pu ou su emporter l’adhésion de lecteurs au défi de débattre par écriture interposée. Mon incompréhension venait du fait que j’avais mal apprécié l’envie d’écrire de mes contemporains ; en effet lorsque je regarde les centres d’intérêt des blogueurs**, je constate que ce qui l’emporte, largement sur tout le reste, c’est la gastronomie et la vie privée. Après que des esprits bien intentionnés m’avaient dit l’inutilité, l’inintelligibilité même de ma démarche et la complexité de mon expression, je décidais de me faire hara-kiri. C’est le soutien de lecteurs et mon envie irrépressible d’écrire qui me firent reprendre ma plume.

 

    La relecture des textes pour l’édition me permet de faire le bilan de cette année 2010 comme je la vis et la vécus à travers l’actualité.

On ne peut dire qu’elle fut passionnante ! Si, à la fin du XIX° siècle, la France fait l’apprentissage de la République malgré le boulangisme, l’affaire de Panama, l’affaire Dreyfus, les menées anarchistes, dans un climat économique favorable dû aux conquêtes coloniales, peut on dire que nous en sommes toujours au même point en bute aux mêmes travers ! Car enfin qu’en est-il aujourd’hui ?

 

     La République, en France, est sans cesse menacée et cet état m’inspira plusieurs articles qui mettent en lumière cette menace sur fond de scandales politiques et financiers, de tentatives de mise au pas de la presse, de la justice, de racisme et de xénophobie. Et, pour continuer la comparaison avec le début du XIX° siècle, pas de belles réalisations comme les lois de Jules Ferry sur l’éducation et ce n’est pas la réforme des universités qui comblera le vide ni les ministres de l’éducation de Sarkozy, pas de promesse de ré industrialiser un pays qui laisse partir ses industries à l’étranger et qui, parfois, le favorise, pas de volonté de se projeter vers l’avenir mais une tendance mortifère à engranger, tout de suite, les dividendes du travail en mutilant les services sociaux , la solidarité et en sacrifiant nos entreprises petites et moyennes qui faisaient le tissu social de la France du XIX°.

 

     La fracture sociale s’agrandit grâce à une droite irrespectueuse. La gestion de la crise par un personnel politique incompétent qui ne se soucie que de préserver les privilèges des plus fortunés, une économie dans les mains d’officines privées qui notent la servilité des nations bien épaulées par le FMI, l’OMC et tous ces organes de régulation qui font le jeu d’un libéralisme qui piétine les efforts de ceux qui font la richesse des nations, la recherche du bouc émissaire, la trahison instaurée dans tous les rapports humains où la parole se scinde en deux (une langue de bois pour le peuple et une voix off où chacun exprime sa vérité qui, lorsqu’elle est divulguée, éventée, nous apprend, un peu brutalement, la véritable nature de ceux qui nous « gouvernent ») voilà ce qui caractérise ce monde fragile !           

 

On comprend, dès lors, que la transparence des paroles et des actes ne soit pas la tasse de thé de ceux, journalistes, hommes politiques, élites qui font commerce du mensonge et de l’à peu près pour garder la mainmise sur un public qui s’informe sur TF1 et se nourrit de réality shows.

 

Une année 2010 à vite oublier mais que sera 2011 et la campagne électorale ? Tout est à redouter, on n’a peut-être pas encore connu le pire !  

 

**mon dictionnaire informatique me donne, lorsque je clique sur le néologisme « blogueurs »,

blagueurs !!! J’en connais qui s’en repaîtront : c’était mon cadeau de noël !

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