Facebook, un pactole pour les banques d'affaires américaines.
Le cas Facebook est intéressant ! Voilà une entreprise, une start -up qui semble en passe de réussir son passage d'entreprise prometteuse à société durablement installée. Il faudra encore attendre son introduction en bourse et quelques années pour savoir si elle rejoint les autres grandes entreprises cotées mais, dès aujourd'hui on ne peut qu'être impressionné par la valeur que l'on y attribue : 100 milliards de dollars ! Avec bénéfice net dégagé en 2011 : 4 milliards on se dit que notre monde est vraiment fou. 4 milliards pour du vent, ce n'est pas un petit vent c'est du parfum de chez Dior.
Voila l'exemple convaincant que notre société est devenue celle de l'image, du paraître, de l'irrationnel. 845 millions de personnes se rendent régulièrement sur Facebook pour échanger des photos, des confidences, des banalités. Mais derrière cette façade de réseau social où tout le monde a accès sans considération de race, de religion ou de langue, pour peu que vous ayez un ordinateur et un abonnement à Internet, il y a de l'argent, beaucoup d'argent. Et, pour ceux qui ne cessent de me dire, avec des sanglots dans la voix, qu'il n'y a plus d'argent, que les dettes des états sont abyssales, que nous devons tous nous serrer la ceinture et dire merci en sus, je ferai remarquer que, dans cette simple opération boursière, les banques vont encaisser des centaines de millions de commissions (on parle de 200 à 500 millions de dollars) et, parmi elles, certaines, peut-être toutes, ont été impliquées dans la crise des subprimes ! La vie est simple et elle est belle pour les banques d'affaires ! Il est d'autant plus urgent de séparer les banques d'affaires des banques de dépôt ou d'établissements de crédits.
Donc, avant de se précipiter pour acheter des actions de Facebook quand elles seront disponibles, il faudra vous demander si l'entreprise n'est pas surcotée pour que les banques et leurs clients encaissent le pactole et avant que les actions soient dévaluées pour trouver leur juste prix.
Le monde de la finance qui nous fait, depuis le début de la crise, marcher sur une corde raide sans se préoccuper des dégâts collatéraux, n'a pas fini de nous étonner.