FEUILLETON : Nota bene
Un de mes amis m’a dit : « qu’entends-tu par Conscience? »
Le temps est venu de préciser le terme et l’emploi.
Aucune des définitions du dictionnaire ne correspond à l’usage que je compte faire du mot et surtout du rôle que je veux lui faire jouer, pas de sentiment de soi-même, de témoignage secret de l’âme, de fautes commises ou de région du cœur mais plus simplement une énergie qui ressemblerait à un avatar de chaque être humain, même si on réserve plutôt ce terme à différentes incarnations de Vishnou. Je trouve assez pertinente l’idée que mes Conscience prennent la forme des humains qu’ils ou elles ( vous aurez remarqué que Conscience est un nom propre invariable et unisexe) représentent, ainsi, après Esope et La Fontaine, et en toute modestie, contribuent à raconter l’Histoire. Les avatars, pour mémoire et pour illustrer ce que je viens d’écrire, sont : le poisson, comme celui qui ne nage pas toujours en eau claire, qui frétille; le nain, là, l’allusion est claire même si j’essaierai de ne pas trop insister sur le physique des personnages réels pour m’en moquer car je n’apprécie pas les termes de pots à tabac, grosse vache casher, borgne, tronche pas catholique and co qui furent employés par le passé et qui n’apportent rien au débat; le sanglier trouve t-il, dans le microcosme, son représentant, et la tortue, et l’homme-lion ?
Une énergie disais-je, j’ai fait ce choix parce que j’aime assez l’idée que mes Conscience soient immortelles et qu’elles puissent « servir » à plusieurs hommes et femmes politiques puisque, je crois, que la politique est la seule activité qui n’évolue pas ( c’est une science qui s’est arrêtée le jour où elle a vu le jour, car sinon, comment croire que l’on puisse encore penser, par exemple, que les guerres puissent régler un problème, que des empilements de lois puissent être la réponse à des comportements déviants, que le copinage puisse être une vertu, le mensonge une façon de se comporter, que convenir d’une erreur est une faute grave, et qui n’est toujours pas parvenue à « égaler les animaux à qui la nature a donné la nourriture, le vêtement et le couvert » ) et que donc elle n’ « use » pas ses Conscience qui, en plus de cela, sont interchangeables et savent s’adapter aux revirements, trahisons et évolutions des humains.
Une énergie qui, puisqu’ elle est indestructible dans sa valeur numérique ne peut que se transformer et qui sait, être cette partie de chacun qui reste après la mort. Ces Conscience qui viennent donc du fond des temps sont restées primaires et nous n’aurons aucun mal, au fil des chapitres, à les suivre!
Une autre chose qui interpelle mon ami, est de savoir si les faits décrits sont de pure fiction ou bien s’ils sont réels. La réponse est pour le moment, et j’avertirai par des notes en bas de page lorsque cela ne sera pas, que tous les faits sont avérés, mieux même, les paroles que l’on prête aux Conscience ont bien été prononcées ou bien sont l'interprétation d'actions entreprises ; le seul effort de lecture est celui de transférer aux hommes politiques les discours tenus par leur Conscience, mais cela vous l’aviez compris!
Attention aux Conscience qui se parent de vertus, elles sont suspectes!
Christian Laurans.