GIEC : Groupe d'experts Interactif sur l'Evolution des Croyances
Ce groupe est la réunion, l'association, le rassemblement de tous ceux qui pensent, croient, envisagent une autre politique économique mondiale.
Ce groupe a "pour mission d’évaluer, sans parti-pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés aux agissements du cheptel politique, cerner plus précisément les conséquences possibles de ces comportements et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche mais de suivre l’évolution des variables politiciennes ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue et d'en faire la synthèse.»
Aujourd'hui, il évalue la pertinence du terme "démondialisation".
Néologisme qui s'est invité dans la campagne des primaires citoyennes après son apparition sous la plume d'Arnaud Montebourg, le petit trublion du PS.
Et d'abord, ce que provoque dans "la majorité au pouvoir" l'idée de démondialisation qui est une nouvelle organisation de l'économie mondiale.
De l'ire, de l'incompréhension, de fausses interprétations, des déformations, des trucages dont voici un florilège.
Le Figaro.fr du 11/10 :
- nombreux (les Français) sont ceux qui y voient de la démagogie. Affirmation totalement gratuite.
- La France n'est pas une île.
- Il faut interdire aux banques "de spéculer avec votre argent et leur faire payer le prix de la crise», dit Montebourg, de là à parler de punition, il n'y a qu'un pas ! «Une mise sous tutelle des banques ne sert à rien!», souligne l'économiste Nicolas Bouzou. «Autant on pouvait les condamner en 2007-2008 (elles avaient beaucoup titrisé, fait des emprunts toxiques…), autant il est difficile de les critiquer aujourd'hui ! Et vive les économistes distingués qui ont l'outrecuidance de se tromper aussi sûrement que les banquiers ont celle de continuer à "se servir" ( en plus des rémunérations très confortables au sein des banques, le crédit impôt-recherche qui leur permet, comme à toute société, de réduire jusqu'à 30% l'impôt sur les sociétés, les subventionne pour élaborer des logarithmes qui leur permet de faire du "fast trading", ce qui facilite cette finance virtuelle qui permet la spéculation sur des sommes énormes en un rien de temps).
- Le protectionnisme européen est le deuxième cheval de bataille du président du CG de Saône-et-Loir. Non messieurs, le protectionnisme n'est pas le deuxième machin comme vous le dites mais l'une des propositions pour favoriser la démondialisation en "dotant l'UE d'une diplomatie écologique et sociale" pour qu'elle impose à l'OMC des règles pour taxer les produits en provenance de pays qui pratiquent le dumping social et qui ne tiennent aucun du coût social et environnemental. De nombreux pays, dont les USA le font déjà.
- On n'est vraiment pas loin des idées du Front National, ose un industriel français. Diable, Montebourg et Le Pen même combat, donc pour un industriel français - mais est-ce le seul à penser cela ? - Montebourg et Le Pen c'est la même chose.
Laurence Parisot qu'on ne présente plus et très émue sur France 2 :
- un salarié sur quatre en France dépend de l'exportation, donc imaginer que du protectionnisme ou des fermetures des frontières feraient du bien serait une grande illusion. Aujourd'hui, nous sommes tous en train de chercher des dixièmes de point de croissance, et il faut bien comprendre que plus nous avons des possibilités vers des marchés extérieurs, plus nous permettons à nos entreprises de se développer et de contribuer à la croissance. Que ne l'avez vous pas fait avant ? Et Montebourg n'a jamais proposé la fermeture des frontières, au contraire, il souhaite pouvoir développer des accords bilatéraux qui permettent de favoriser les échanges entre pays respectant les mêmes règles. Est-ce trop demander aux patrons ?
J-F Copé patron de l'UMP sur LCP :
- "Le concept fou de la démondialisation fait hurler de rire le monde entier". C'est tout le contraire de Mr Copé qui ne fait rire personne mais qui inquiète plutôt. Après Le Figaro qui parle au nom des "nombreux Français" voilà Mr Copé qui parle au nom du monde entier. La mégalomanie de certains hommes politiques n'a plus de limite. Est-ce un effet de la mondialisation qui fait que certains s'imaginent penser ce qui est bien pour le monde entier, les mêmes qui ne sont pas capables de savoir ce qui est bien pour les Français !
N'eut-il pas été plus juste de dire que la démondialisation fait très peur aux classes supérieures des pays riches et de certains pays en voie de développement comme le montre Mr Sapir qui précise que la moitié, au moins, du chômage en France est dû à la globalisation marchande, au libre-échange.
Mme Morano : rien. Il est très risqué de se frotter à cette personnalité et dont j'ignore ce qu'elle pense de la démondialisation. Pourquoi parler d'elle ? Me direz-vous. Pour n'en rien dire ! Vous répondrais-je !
N'ayant pas l'intention de passer l'après-midi en compagnie de ces pisse-vinaigre, je conseillerai de lire deux ouvrages : La démondialisation, de Jacques Sapir au Seuil, 18 euros et Des idées et des rêves, d'Arnaud Montebourg chez Flammarion, 20 euros.
Conclusion provisoire du GIEC : la lecture de ces deux ouvrages vaut mieux que d'écouter les élucubrations de quelques agités du bocal.