Illusion d'optique.
Illusion d'optique ! On en est à observer, détailler, scruter, faute de mieux, la photo de DSK, dans le tribunal new-yorkais, pour savoir si on lit, sur son visage, de la colère, de la rage, de la résignation ou de l'incompréhension !
Les médias sont passés, en quelques jours, des printemps arabes à l'emprisonnement de DSK en passant par la mort de Ben Laden avec cette facilité qui caractérise la presse quotidienne, contrainte de faire avec les dépêches des agences de presse, pour la presse écrite, et avec les envoyés spéciaux, in situ, pour la télévision.
Les médias français sont en ébullition et effervescence depuis trois jours avec l'affaire DSK et les répercussions qu'elle a et aura sur les élections primaires du PS et, par ricochet, sur l'élection présidentielle. DSK qui écrasait les autres candidats au premier tour, laisse la place libre et, selon les sondages toujours, le tableau ne serait plus le même avec un Holland devançant, d'un tout petit point un Sarkozy remit en selle par son nouveau statut présumé de papa en puissance et le fait qu'en matière de compétence économique (je ris) DSK était le seul, à gauche, à pouvoir lutter, à armes égales avec lui.
Pendant ce temps, les bombardements « nécessaires à l'exclusion aérienne, au dessus du sol libyen », continuent au point que l'on se demande, n'ayant pas autant d'images et de commentaires pour les dégâts occasionnés au pays et à ses habitants que nous en avons sur la longueur de la barbe de DSK, s'il reste encore un bâtiment debout à Tripoli. La résolution, N° je ne sais plus combien, de l'ONU dont le compteur reste bloqué sur ce numéro, malgré les comportements scandaleux du président syrien qui continue, en toute impunité, à tuer sa population révoltée. Le pouvoir dur libère des prisonniers politiques qui ont été torturés pour qu'ils servent d'exemple. Les dictateurs n'en finissent pas de nous surprendre. Je rappelle, ici, que dans le dernier conflit en Côte d'Ivoire, mais cet exemple a eu déjà de nombreux prédécesseurs, par exemple dans le conflit de l'ex-Yougoslavie, le viol organisé était une arme naturelle de chacun des belligérants et vous comprendrez, sans doute, ce rappel d'une actualité qui pose une question de civilisation.
Sans minimiser le viol présumé d'une femme de ménage américaine par un Directeur Général d'une institution Internationale bien connue, les viols de filles et de femmes de toutes ethnies, sur tous les champs de bataille du monde par de « valeureux combattants », ne semblent pas passionner autant les médias comme si les crimes d'Etat