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"Ils se croient tout permis..."

30 Mai 2011 , Rédigé par C

 

Clinton, DSK, Tron, sont les derniers, à ce jour, d'une liste de personnalités qui ont été exposées au regard des autres pour des comportements que, pour faire simple, la morale réprouve.

L'un comme l'autre, accusés par leurs « victimes », sont des hommes de pouvoir et leur exposition est l'arbre qui cache la forêt, tant ils représentent une frange mal définie de la population masculine qui échappe à la vindicte soit par parce que leurs victimes ont peur des représailles qu'ils pourraient exercer sur elles, soit parce que la honte de s'être trouvées dans cette situation est un sentiment négatif qui exclu l'estime de soi et empêche de se faire respecter.

 

Pourtant ce qui transparaît dans les attitudes de ces prédateurs pour qui la femme est un objet que l'on peut, à loisir, avilir, humilier, prostituer, c'est bien cette maîtrise de soi. Tous ont une morgue qui est leur seule défense. Ils se croient tout permis et d'ailleurs, se permettent souvent tout.

 

Dans nos sociétés, nous pensons que la maîtrise de soi est une qualité nécessaire au succès. Il faut, dès le plus jeune âge, maîtriser son corps pour être vite « propre » , ensuite maîtriser ses émotions si on est un garçon et qu'on ne veut pas se faire traiter de « fillette » et si on est une fille, en toute circonstance, puis maîtriser ses envies pour se conformer aux règles de la bienséance et aux règles de vie en société. Beaucoup d'entre nous continuent à cultiver cette abstinence, cette sobriété, cette sagesse tout au long de leur vie professionnelle et familiale ; d'autres s'en libèrent, s'en exemptent, s'en exonèrent au motif que leur situation sociale le leur permet.

 

Je suis absolument stupéfait d'observer, en marge de l'affaire DSK, à quel point l'entourage, si l'on en croit les informations qui nous parviennent, est complice, comparse, acolyte. Après avoir manifesté une défense de classe, fait appel à tous nos bons sentiments, vilipendé la police, honni la justice, les témoins et/ou les « amis » se laissent aller à des confidences ahurissantes sur la connaissance qu'ils avaient des faits, du comportement de l'accusé qui est passé de victime du complot, de la violence policière à celui de complice à qui on pardonnait tout.

 

Par amitié, se répandant sur les ondes ils ont, dans un premier temps, hurlé au scandale puis, la parole se libérant, ils ont confié qu'ils étaient au courant des comportements condamnables.

L'impunité dont bénéficie la grande masse des petits délinquants sexuels qui frayent dans les hautes sphères ne fait pas bon ménage avec les comportements que l'on attend de dirigeants d'une démocratie.

 

Cinq ministres contraints de démissionner, en moins de 12 mois, pour faire face à leurs responsbilités devant les "affaires" ; c'est beaucoup, beaucoup trop. Le choix des hommes et des femmes, qui assurent des responsabilités nationales, semble s'appuyer sur des critères assez peu rigoureux ; en tout cas innacceptables.  

 

PS : Dans le cadre de "la langue se libère", les syndicats de police, de la ville dont Mr Tron est maire, se questionnent aujourd'hui sur le rôle qu'aurait joué celui-ci sur la mutation d'une jeune commissaire de poilce. Sans commentaire mais à suivre, pour mieux comprendre les comportements de nos responsables politiques. Excellente étude sociologique.

         Nous apprenons sa démission alors qu'il n'est pas mis en examen et qu'il n'a eu connaissance d'une plainte contre lui que par la presse ; étonnant, non !

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