Indignés et indignité.
De la place Tahrir
Il tombe un froid glacial
L'individu bestial
A battu nos sœurs
Violé nos femmes
Abusé de nos mères
Le printemps est beau
Quand des foules sublimes
S'unissent autour du même flambeau
Mais printemps en lambeaux
Quand des individus abîment
Les idées, et les poussent au tombeau
Hommes de tous les pays
Unis dans l'ignominie
Complices de vilenies
La main sur le cœur, tu dénis
A la femme, ton ennemie
Le droit à la vie
Fou de Dieu
Une main sur le cœur
L'autre dans la honte
Sous tes coups
Tes gestes déplacés
Caroline, journaliste
A été victime
De ton indignité
Qu'un peuple souverain
Réuni, assemblé
Observe sans bouger
Des voyous insurgés
Violer et tabasser
Des femmes non voilées
Qu'un rassemblement
De jeunes indignés
N'ait pas l'honneur de se lever
Pour empêcher l'ignoble
Attaque d'une journaliste agressée
Qu'une révolution
Nie une partie de l'humanité
Fi des élections
Les dés sont tous pipés
Caroline n'est pas la première
Et c'est fières
Que ses consoeurs
Sans peur
Au grand jour
Ont décidé de répondre à la terreur
A la violence
Par l'engagement et la vaillance
C'est là que se trouve la dignité
Pas du côté des hommes
Pas chez ces gnomes
Qui sont indignité