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La Dette, elle enfle !

28 Juillet 2011 , Rédigé par C

Les pressions ne cessent pas.

La Cour des Comptes, Bruxelles, le FMI, tous somment la France de prendre des dispositions pour réduire son déficit et passer de 7% du PIB à 3% en 2013.

 

Pour le FMI, le consolider c’est une étape, le diminuer c’est mieux si la France veut préserver les faibles coûts d’emprunts que lui vaut sa note AAA.

 

Même en prenant cette voie, la dette publique continuera d’augmenter et il est, peut-être temps, d’inscrire dans la Constitution, la règle d’or. Comme l’opposition de gauche refuse de la voter, renvoyant le pouvoir actuel à ses propres responsabilités sur l’explosion de la dette depuis quatre ans, il pourrait y avoir une possibilité qui serait de dire que l’application de la règle d’or prendrait effet avec le budget voté par le parlement élu après 2012. Nous n’en sommes pas à quelques milliards de dette supplémentaires et cela aurait, au moins, le mérite de donner un signal fort aux rapaces des agences de notation et aux marchés.

 

 

L’Etat n’est pas soumis, comme les collectivités territoriales, à « la règle d’or » qui oblige que l’emprunt soit réservé à l’investissement. Pour les collectivités territoriales, la dette doit être prévue dans le budget et même si, grâce à un cadre juridique peu contraignant et qui a été allégé par ce pouvoir, par exemple pour passer des marchés publics, des collectivités territoriales se sont laissées aller à prendre des risques financiers, la dette publique locale est stable et ne représente que 10% de la dette publique nationale.

Inutile de préciser, « la chose » étant maintenant connue, ce sont les banques, bien sûr, qui « conseillent » les collectivités locales, par exemple renégocier des prêts, pour prendre des positions risquées !

 

 

On voit bien le bras de fer, à tous les niveaux, entre les politiques et les financiers. De tout temps, des Médicis à Florence aux paradis fiscaux, les politiques ont toujours eu besoin des financiers et s’il y avait une inter dépendance entre les deux, les financiers pouvaient toujours craindre la colère du pouvoir ( Les Templiers au XIII° siècle gèrent en véritables banquiers et même en usuriers les biens de l’Eglise, et ceux des rois puissants que sont Philippe le Bel en France, Jean sans Terre puis son fils Henri III en Angleterre, Jaime Ier d’Aragon . Philippe les fera arrêter, brûler vifs et partagera le trésor avec l’ordre des Hospitaliers !). Ce n’est plus le cas. Doit-on le regretter ? Bien sûr et si les méthodes peuvent changer, le résultat est le même , savoir que les états doivent se doter d’un vrai pouvoir financier fédéral européen pour lutter contre l’excès de libéralisation financière, ce qui passe, entre autre, par la lutte contre les paradis fiscaux.

 

 

Sera-ce suffisant ? On peut en douter quand on voit ce qui se passe aux Etats-Unis où malgré un budget fédéral, la dette explose et que, les Républicains veulent conduire une politique de restriction budgétaire, pas pour juguler la dette, mais surtout pour contrer Obama et le mettre en difficulté pour le renouvellement de son mandat.

 

Celui-ci doit renoncer à toute nouvelle mesure fiscale pour réaliser l’objectif de réduction de déficit et, en particulier, il doit abandonner cette idée qui donne des boutons à toutes les droites du monde : « augmenter les impôts sur les ménages les plus riches ! »

 

 

Conclusion : la réduction du déficit et, à terme, de la dette ne peut se faire, pour la gauche, qu’en diminuant les dépenses mais en augmentant les recettes, pour la droite, ce n’est qu’en diminuant les recettes et surtout pas en faisant payer ceux qui le peuvent ( ne plus dire les riches pour ne pas aggraver l’irruption cutanée des peaux sensibles !).

 

 

Mon sentiment, c’est que, sans tomber dans le fantasme du complot, on n’a pas fini de nous manipuler et de nous faire avaler toutes sortes de fausses vérités et de nous asséner des convictions qui ne sont des certitudes que pour ceux qui les croient.

Pour ma part, je suis convaincu de deux choses :

- les politiques de tous pays jouent aux apprentis sorciers, ou bien, et Jospin l'avait dit en son temps et cela lui fut et lui est toujoure reproché, "l'état ne peut pas tout"; j'ai l'impression qu'il peut de moins en moins et que tout lui échappe. Le pouvoir est ailleurs et c'est pour cela qu'il faut une Europe politique très forte basée sur de nouveaux critères car ceux du traité de Maastricht ne sont plus respectés par personne, ou pas d'Europe du tout !

- ceux qui paieront les pots cassés, car il y en aura, ce seront toujours les mêmes, mais ça me saoule de répéter toujours la même chose, donc ce sera l’énigme du jour ( Aide : la lecture de mon blog sera la meilleure des aides).

 

 

 

Le gouvernement s'est dit prêt à renforcer ses efforts de réduction du déficit, notamment en rabotant les niches fiscales. On sait à quelles niches il fait allusion - une idée qui en vaut bien une autre : raboter la niche fiscale des entreprises qui bénéficient de la défiscalisation des heures supplémentaires qui sont un vrai déni à la lutte contre le chômage - et qui sera raboté.



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