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La difficulté d'être un père !

7 Avril 2011 , Rédigé par C

17 heures 44, ce jeudi 7 avril 2011 ! J’ouvre mon PC et la nouvelle s’affiche tel un succédané du précédent. En effet, on annonce un séisme de 7,4 quand le précédent était de 9,2 ! Mais c’est encore le nord du Japon qui est concerné. L’épicentre se situe au nord de Fukushima, en mer, près des côtes et l’alerte au tsunami est activée! La vague devrait faire deux mètres de haut mais allez savoir ! Les populations côtières sont en train d’être évacuées.

L’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire était plus en sécurité à Abidjan que dans son pays !

 

 

Ce sont, pourtant, deux autres brèves qui m’avaient fait réagir pour vous faire partager mes réflexions crépusculaires.

La première venait d’Avignon, la deuxième de Paris mais toutes deux étaient liées par l’affect qu’elles provoquèrent chez moi.

La justice des hommes et l’émotion unies pour la circonstance car ce sont deux affaires emblématiques.

Deux pères meurtris, peut-être détruits confrontés à l’indécence, le cynisme.

 

 

De la cour d’assises de Paris on apprend que le procès de Dieter Krombach, poursuivi pour le meurtre, en 1982, de sa belle-fille Kalinka Bamberski, est reporté sine die. Depuis 29 ans, le père de la victime André Bamberski est convaincu de la culpabilité de Krombach et l’accuse d’avoir violé puis tué sa fille. Il a fait enlever le docteur Krombach en Allemagne et l’a livré pieds et poings liés à la justice française. Ce père se bat depuis un quart de siècle pour savoir ce qui est arrivée à sa fille et pour que comparaisse celui qu’il considère comme responsable de la mort de la jeune fille.

 

Et voilà que l’état de santé du prévenu, encore une fois, la quatrième d’après le père, le fait échapper à un procès qui semblait inévitable. Le procès devra reprendre lors d’une autre session d’assises, avec un autre jury à une date non fixée. Espérons que cela permettra au bon docteur de se remettre et gageons que, le temps passant, un nouveau malaise interrompra encore le cours de la justice.

 

 

D’Avignon, on apprend, aujourd’hui, que l’acteur Jean-Louis Trintignan annule sa participation au Festival en raison de la présence à ce Festival de Bertrand Cantat, l’homme qui tua, à coups de poings, sa fille Marie. L’ancien chanteur reprend du service comme musicien-compositeur dans une pièce donnée dans le cadre du festival. Il avait été condamné, en Lituanie où avait eu lieu le drame, à huit ans de prison et a été libéré, en France, après avoir passé quatre ans derrière les barreaux.

 

Je mets, ensemble, ces deux affaires, sachant que, dans le premier cas l’homme est supposé innocent jusqu’à ce qu’il soit déclaré coupable et dans le deuxième, l’homme a purgé la moitié de la peine à laquelle il avait été condamné pour son geste, en toute légalité.

 

 

Mais je ne peux m’empêcher de penser aux parents des victimes car je sais que d’autres, bien intentionnés se préoccupent des meurtriers. Le respect de l’humain veut que l’on ne juge pas quelqu’un de malade et un certificat médical suffit à l’être, on ne peut, toute la vie, en vouloir à quelqu’un qui a purgé sa peine, ou la moitié, pour « bon comportement », reste que certaines circonstances conduisent à des situations écœurantes, immorales.

 

On ne cesse de nous dire que les prisons sont surchargées, qu’elles ne règlent rien, qu’elles fabriquent même des délinquants, soit, mais que peuvent dire les mêmes à ces deux pères pour adoucir leur douleur, diminuer leur colère ? Que sont quatre ans de prison quand on a tué une femme à coups de poings ? Que vaut un certificat médical quand des parents attendent depuis trente ans de connaître la vérité sur le meurtre de leur fille ?

 

Que valent tous ces atermoiements bien-pensants de ces défenseurs de la morale ? Met on autant de fougue, d’ardeur, d’exaltation, que sais-je, pour limiter le plus possible les dégâts moraux faits aux victimes et à leurs proches qu’on en met à la qualité de vie, au confort, à l’agrément, savez-vous, des condamnés ?

 

 

 

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