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La météo - Vigilance rouge en Grèce et orange ailleurs...

5 Novembre 2011 , Rédigé par C

Depuis des mois, la liste des pays mis en alerte orange ne cesse de s'allonger. Après la Grèce qui jouit d'une alerte rouge, l'Italie, l'Irlande, l'Espagne et le Portugal sont, aujourd'hui en alerte orange. On voit se profiler, en fonction de la contagion mal maîtrisée, dorénavant, par les ministres français espionnés par les spécialistes des agences de notation, une mise en alerte orange pour la France.  Vigilances oranges  en raison de résultats économiques  localement insuffisants  et préoccupants par leur pérennité et le danger de débordements.

 

Pourquoi ces alertes touchent-elles toujours l'Europe, en ce moment ?  Ces phénomènes  caractéristiques de la région méditerranéenne, si l'on excepte l'Irlande,  sont typiques d'un climat doux où le farniente est un art de vivre mais, surtout,  depuis des années, à cause de fortes dépressions qui poussent les entreprises à fuir le climat du sud de l'Europe pour s'installer durablement sous des cieux plus propices d'Europe orientale et même, emportées par des conditions  favorables, vers l'Asie.  Cette fuite en avant favorise la désertification du tissu industriel et accélère le tarissement de sources d'emplois.  Les vrais motifs ne sont-ils pas à chercher dans l'incapacité presque totale de nos élites de prévoir le temps et l'évolution d'une société de plus en plus folle axée sur toujours plus de profits ?

 

La différence entre un partenariat et une délocalisation est la même qu'entre un orage d'été qui ne dure pas et un orage d'automne qui se bloque sur les reliefs plus froids entraînant des pluies orageuses sur de longues périodes. C'est-à-dire que les entreprises qui trouvent des partenariats avec des pays étrangers font progresser les deux parties alors que celles qui délocalisent entraînent un phénomène en chaîne qui désindustrialise le pays d'origine, sans enrichir les travailleurs des pays d'accueil, sur de longues périodes et nourrit le chômage.

 

De plus, les conséquences sont aggravées par la monnaie des pays qui ont un euro fort face à des monnaies  sous évaluées. Comme les inondations facilitées par des reliefs abrupts qui font que les fleuves gonflent plus rapidement et débordent, les déséquilibres des balances commerciales font que les économies s'écartent de plus en plus et gonflent le déficit des pays en vigilance orange. "On n'empêchera pas les délocalisations" se sont ingéniés à dire nos responsables politiques  et ils s'appliquent à réduire les conséquences dans des "Gmachins" qui devraient améliorer les axes stratégiques avec une meilleure gestion des risques et qui ne sont que des digues fragiles emportées aussitôt que construites.

Il en est ainsi des taxes sur les  opérations financières  et des paradis fiscaux qui une fois évoqués sont vite oubliés.

 

Pour éviter les catastrophes, du moins veulent-ils le croire ou le faire croire, les élites louent les services de sociétés qui leurs fournissent des informations et qui les aident à prendre des décisions en temps réel face aux risques de crues violentes qui pourraient emporter les digues et les laisser sans défense. C'est, en général, le FMI qui tient, à la perfection, ce rôle et qui, sous prétexte de renforcer les digues pour limiter les dégâts, expose un peu plus les pays concernés aux intempéries et aux catastrophes sociales et humaines.

 

Il semblerait que le réchauffement des relations entre les élites présentes au Gmachins ne soit pas à l'origine  de ces manifestations exacerbées mais qu'il s'agit juste d'une évolution du climat de guerre économique inexorable et voulue par une partie négligeable de la population qui tire la part la plus grande des conflits.

 

Sommes-nous condamnés à voir, tous les ans, les alertes se succéder sans n'y rien pouvoir ? Une autre météo est-elle possible ? Ne peut-on trouver les forces et les intelligences qui changent enfin un monde qui ne marche plus dans l'intérêt du plus grand nombre ? Je pense, pour ma part, que nous serons amenés, ces prochains jours à connaître de nombreuses vigilances rouges et que les intempéries ne sont pas finies.

 

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