La valeur travail, le fric roi !
La valeur travail a du plomb dans l’aile, sinon en parlerait-on autant ?
Il apparaît que le travail n’a de valeur que parce qu’il produit de l’argent mais, l’expérience récente montre qu’il y a de plus en plus de travailleurs pauvres ! Et ceci n’étant pas une publicité pour réunion électorale, le rêve est de gagner de l’argent sans travailler.
Les exemples des grands patrons rémunérés quelles que soient leurs performances – on se demande d’ailleurs comment, dans une société de l’exposition et de l’image, on peut récompenser l’échec qui s’affiche dès lors qu’on a un réseau qui permet de rebondir sans complexe – illustrent l’écart qui existe entre le travail et la rémunération. Qui peut justifier qu’un homme, plus rarement, presque jamais, une femme, qui occupe une fonction pendant une journée de 24 heures, pendant, allez jusqu’à, 355 jours par an, puisse être rémunéré DEUX CENTS fois plus qu’un autre homme ou plus sûrement une autre femme ?
A l’argument fallacieux qui justifie les salaires de certains sportifs qui est de dire que leur carrière est courte, on doit arguer que les mêmes peuvent travailler leur carrière sportive finie, ce qui leur est d’autant plus aisé qu’ils ont des débuts facilités par le pécule qu’ils ont pu mettre de côté pendant leur courte carrière très bien rémunérée.
A l’argument tendancieux qui justifie les salaires de certains patrons qui est de dire qu’ils sont les meilleurs dans leur partie et qu’ils s’expatrieront si on impose trop, à leur goût, leurs revenus déclarés, on doit opposer le fait qu’ils ne sont que quelques-uns qui s’auto-promeuvent et que de nombreux autres, tout aussi performants et compétents sont prêts à prendre leur place car qu’ont-ils fait de si particulier à part de s’être trouvés où il fallait quand il fallait par un simple concours de circonstances ?
Le plus incompréhensible est qu’une encore grande partie des citoyens ne voit pas dans cette situation une discrimination sociale. Serait-ce parce que l’argent est devenu LA valeur étalon ? Devant les défaillances des idéologies, des religions, des morales, le seul graal qui fait encore rêver est l’argent facile, l’argent du loto…Ce qui compte, aujourd’hui, n’est pas la valeur travail mais le critère de richesse. Dis-moi ce que tu gagnes, je te dirai qui tu es ! Le président sortant n’a-t-il pas avoué ingénument pendant sa campagne de 2007 qu’après la politique il y avait une vie pour faire de l’argent ? La vie lui donne raison puisque, dans quelques semaines, il pourra en apporter la preuve et ceci sans passer par la case chômage et recherche d’emploi.