Le "lanceur d'alertes" personna non grata
Snowden Edward ! Vous savez, c’est ce citoyen américain qui a révélé le programme américain secret de surveillance des communications mondiales. Ce texte devrait donc grossir encore un peu le fatras d’informations qui sont rassemblées par les services secrets américains. Je ne m’appesantirai pas sur le droit des Etats-Unis de faire respecter sa loi de 1917 sur l’espionnage car c’est leur problème comme l’est leur politique étrangère ou leur hégémonie sur le monde occidental mais je constate que les pays européens sollicités par le « lanceur d’alerte américain », dont fait partie la France, ont répondu négativement à sa demande d’asile. Enfin, ce n’est pas tout à fait cela ! En fait « Compte tenu des éléments d’analyse juridique et de la situation de l’intéressé, il n’y sera pas donné suite » d’après un communiqué du ministère de l’Intérieur. Et alors ? Me direz-vous. Grossièrement, comme les Etats-Unis ont annulé le passeport du demandeur d’asile et que le dossier de demande ne peut être étudié par l’OFPRA que s’il a été déposé sur le territoire national, le ministre de l’Intérieur se contente de refuser un visa d’entrée sur le territoire et l’affaire est réglée à la plus grande satisfaction de l’Oncle Sam. Les demandes d’asile sont un véritable maquis mais s’il s’agit de plaire aux américains, les procédures sont simplifiées. Il fut un temps où grâce à la « doctrine Mitterrand » la France accordait l’asile politique à des membres des Brigades Rouges, deux perceptions différentes de la même sensibilité politique concernant deux pays différents. Chacun jugera les appréciations éthiques à géométrie variable !