Le programme du PS : une nouvelle occasion manquée pour la droite de se taire
La droite enfin réunie dans l’outrance condamne, comme un seul homme, les soixante propositions de F.Hollande et pour beaucoup de ces Torquemada de pacotille, avant même de les avoir lues, analysées, soupesées. Des réactions – maintenant on dit tweet pour faire plus jeune et branché surtout quand on est inculte – qui sentent le dépit, mieux, qui suintent la haine.
Du jugement de M.Wauquiez qui s’illustra, il y a peu de temps en qualifiant les démunis, que la solidarité nationale aide, de cancéreux à Mme Pécresse qui s’illustre, tous les jours au budget en passant par M.Cohn-Bendit qui trouve que le projet manque de souffle lui qui n’en est pas avare, sans oublier M.Copé toujours aussi délicat dans ses audacieuses comparaisons, l’échantillon des critiques ne peut-être crédible que pour des gens bornés. Même si tout le monde admet que nous sommes entrés en campagne électorale, comment expliquer que ces responsables politiques actuellement en charge des affaires de l’état – ils ne cessent de proclamer qu’eux travaillent te ne font pas campagne – et certains candidats à la magistrature suprême puissent avoir, d’un côté, un discours aussi corrompu et qu’ils exigent, d’un autre côté, qu’on les respecte et que leur parole puisse être crédible ?
Le programme de M.Hollande est jugé ainsi :
- Wauquiez : Ce sont les classes moyennes qui paieront la facture. Il tourne le dos aux classes moyennes, a –t-il ajouté. (Si je n’avais pas peur d’ajouter de la vulgarité au mensonge, je dirai que cela fait cinq ans que, malheureusement, les classes moyennes n’auraient pas dû tourner le dos à ce pouvoir et à ses fossoyeurs)
- Copé : Hollande est plus près de Chavez que de Schröeder (Je suis stupéfait de la pertinence de la comparaison encore qu’avec Copé on peut s’attendre à tout. Les Français , les employées de Lejaby et ceux de Pétroplus, y trouveront, peut être, une énigme intéressante pour les jours de pluie mais que Copé compare plutôt le projet de Hollande avec celui de son champion auto désigné mais pas encore candidat car toujours président !)
- Woerth : c’est la contre-réforme. (Je ne sais s’il l’a fait exprès mais je suis tout à fait d’accord avec lui ! Fichtre ! C’est une réalité que nous ayons une vaste aspiration au renouveau de l’état. Cela répond à notre souhait de faire reculer et même disparaître, pour quelques-uns d’entre nous, le libéralisme, la vulgarité, le gaspillage d’argent public des niches fiscales. Si la contre-réforme permet de donner les outils moraux et législatifs pour amorcer une reconquête de la république et une renaissance de la démocratie, alors vive la contre-réforme.)
- Kosciusko-Morizet : rien sur l’écologie. (Mais encore une bonne occasion, pour elle, de se taire.
- Bouttin : soldes au PS, tout doit disparaître et qu’adviendra t-il du portefeuille de notre pays (Vous auriez, madame, du mal à solder quelque chose tant il est vrai que votre passage aux affaires n’a pas laissé que des bons souvenirs aux mal-logés et que vous illustrâtes surtout pour vous êtes opposée au PACS et au mariage homosexuel, vous souhaitez, pour la France, un big-bang basé sur nos racines judéo-chrétiennes et le droit du sang. Sans commentaire).
- Pécresse : Hollande met en péril le modèle social de la France et sa crédibilité. (C’est du Pécresse tout craché ! Parler de quelque chose qu’on ne comprend pas est devenu une seconde nature depuis que sa fonction de ministre du budget écrase ses frêles épaules. Question crédibilité, qu’elle ne se fasse pas de souci, la France, grâce à elle et ses copains, n’en a déjà plus beaucoup.
- Rosso-Debord affirme de son côté que François Hollande «ne pourra pas financer la moitié du quart de ce qu'il promet». (Quand on parle de crédibilité, Mme Pécresse devrait s’intéresser au cas Rosso-debord qui en manque véritablement.)
- Jouanneau : vous aimez les impôts, votez Hollande. (Vous aimez les gourdes, votez Jouanneau.)
Il est temps que ces clowns disparaissent de notre paysage politique et nous ferons tout pour cela.