Le Téléthon c'est tout bon !
Pourquoi suis-je étonné ? Étonné de quoi, d’ailleurs ? Je viens d’entendre que les promesses de dons pour le Téléthon 2011 avaient battu le précédent record.
Est-ce le quotidien angoissant, bien mis en scène par les médias qui tendent aux prophètes de malheurs leurs micros bienveillants, qui resserre la solidarité de tous autour de la recherche pour vaincre les maladies orphelines ?
Est-ce, plus prosaïquement, le réflexe de Pavlov d’une population soumise à la culture télévisuelle et d’entreprises qui voient là, un motif légitime de se faire remarquer positivement dans une société prompte à dénoncer les excès ?
Quoi qu’il en soit, les dons, ou tout au moins les promesses qui sont, généralement, respectées sont une preuve de la solidarité la plus désintéressée. Que certains trouvent intelligent et pertinent de monter sur leurs grands chevaux de bataille, tous les ans, pour nous expliquer que cette association bénéficie d’un traitement de faveur ou pour nous prouver, chiffres à l’appui, que les sommes récoltées ne vont pas entièrement à la recherche, il reste que ce sont ceux qui donnent qui sont du côté de l’humanité et les autres du côté de l’ignominie.
Les dons, que je sache, sont des gestes volontaires et donc par leur côté bénévole, désintéressé échappent aux jugements partisans. De plus, il faut mettre en relief le fait que la recherche est une science et que ses découvertes s’autoalimentent et bénéficient à d’autres maladies, par les techniques nouvelles, les mises en place de protocoles qui peuvent se dupliquer et servir dans d’autres recherches.
Quand nous aurons rappelé que ces maladies touchent une minorité de la population et ne sont pas « intéressantes » pour les laboratoires pharmaceutiques qui vont vers des médicaments plus rémunérateurs, on n’oubliera pas la détresse d’un enfant myopathe et la souffrance de ses parents impuissants si on les laisse seuls.