Les gifles !
La gifle !
Une bonne occasion de parler des gifles, de celles qui font mal, de celles que l'on excuse « -Tu as dû le pousser à bout ! Allez, oublie ! Ça sert à rien de ruminer ! C'est que tu la méritais ! ».
Mais parlons-nous bien des mêmes ?
Moi, je ne suis pas choqué par le geste de cet élu, qu'il soit de gauche ou du centre, qui, insulté, menacé dans son statut et son humanité se permet de gifler un jeune homme agressif, violent et qui s'imagine à l'abri de toute sanction. Ils sont si nombreux à ne pas être sanctionnés pour des dépassements, des excès, des abus de langage qu'ils ne s'imaginent même plus que cela prenne quelque forme que ce soit.
Non, à la vérité, je préfère faire un autre choix, aujourd'hui ! Celui de parler des gifles que reçoivent, tous les jours, les femmes battues. Des gifles qui, parfois, ont des conséquences dramatiques ; des gifles qui se transforment en violents coups et qui là, ne sont même pas la conséquence d'insultes ou de menaces mais, simplement si j'ose dire, la volonté barbare pour certains voyous de « punir » leur compagne, d'affirmer leur virilité et toute autre raison qu'ils sont les seuls à connaître.
Alors, face à ces « gifles » subies, quotidiennes, le jeune homme souffleté n'est que roupie de sansonnet, poil au nez !