Une idée par jour : J-364
Une idée par jour, ne craignant pas de passer pour un thuriféraire du Président sortant, se propose de donner, à i-celui, un conseil de campagne par jour, au moins.
Pour J-364, je propose que le Président-Candidat se rende, sans attendre, à Benghazi avec son mentor BHL." Il" pourra ainsi peaufiner sa stature de Président International mis à mal ces derniers temps par son incapacité à entraîner, à sa suite, les pays du G8 et du G20 sur sa vision du monde. Et puis, n'est-ce pas le dernier endroit au monde où il sera acclamé ? Tout au moins jusqu'à ce que les Libyens débarquent à Lampedusa ! Mais qui sait si, d'ici-là, on ne sera pas revenu sur les accords de Shengen ?
L'Europe veille. Tiens, au fait, où est-elle passée, celle-là ? A l'ONU ? Non ?
"Il" pourrait emmener dans ses bagages deux ou trois journalistes de télévision qui n'arrivent pas à prendre leur retraite en France et s'accrochent à leurs fauteuils pour que les révoltés libyens se perfectionnent dans la propagation des idées fortes qui sont la marque de fabrique de nos chaînes de télévision privées et publiques. Ce n'est pas plus idiot que d'envoyer des officiers-instructeurs pour leur apprendre à se faire tuer.
Les marchands d'armes seraient les bienvenus car la Cirénaïque pourrait devenir un bon terrain d'expérimentation pour de nouvelles armes de destruction active.
Quelques responsables de Total pourraient être du voyage pour faire le point sur les plus grands gisements africains de pétrole et de gaz naturel ; les uns et les autres d'excellente qualité, faciles à extraire et à exporter ! Borloo, averti, maintenant qu'il n'est plus ministre de l'écologie, pourrait les faire profiter de ses compétences sur les huiles et gaz de schistes.
"Il" pourrait se rendre compte, in situ, que l'éducation gratuite et obligatoire jusqu'au secondaire en Libye qui a le taux d'alphabétisation le plus élevé d'Afrique a permis d'ouvrir à Benghazi justement, la première université dès 1951. "Il" y porterait l'idée nouvellement expérimentée en France ( "il" pourrait même l'y laisser ! je parle de l'idée, bien sûr !) qui est la suppression d'un poste sur deux dans l'enseignement."Il" pourrait demander à Mr Lang de présider une mission qui serait chargé d'étudier les conséquences d'une politique dynamique d'enseignement public et son influence sur le comportement citoyen des populations éduquées et de faire le lien entre une ville universitaire et une ville révolutionnaire !.
Voilà, l'avion présidentiel doit être plein, il n'a plus qu'à décoller vers l'avenir, avec en point de mire le 22 d'avril 2012.
Demain, une autre idée, un autre projet, un autre concept, un autre défi !