Mon analyse du premier tour de l'élection présidentielle.
Les Français ont profité de la République pour faire connaître leur choix. Les dix candidats ont permis à chacun de pouvoir voter selon son cœur et avec sa tête.
Les Français n’ont pas choisi un Président au premier tour puisque trois candidats ont recueilli l’adhésion de 2 à 2,8 Français sur dix ! Ce qui laisse rêveur sur un vote d’adhésion et de conviction pour celui qui sera élu, quel qu’il soit.
Les Français hésiteraient donc !
Ils ont beaucoup de mal à se décider pour LA RIGUEUR avec HOLLANDE ou pour SARKOZY avec LA RIGUEUR ! Ils semblent aussi peu fascinés par l’agitation que par le changement tranquille. Les deux leaders appellent au rassemblement des Français : pour l’un, au moins, qui n’a cessé de diviser les Français, de les opposer, la démarche est triviale, mensongère.
« L’amour de la patrie au-dessus de toute considération partisane et de tout intérêt particulier» devrait, selon M.Sarkozy, lui apporter les voix qui lui manquent. C’est oublier les plus belles pages de l’histoire de France et c’est bien l’argument de quelqu’un qui met l’argent au-dessus de tout car, l’amour de la patrie ce sont les Partisans qui l’ont le mieux défendu parce que, justement, ils avaient une haute idée de leur combat, un attachement sans faille à l’idée de liberté, contre la xénophobie et le racisme et que leur vie même ne comptait pas à côté de l’intérêt général. Pour le vainqueur de l’identité nationale, le dénigreur des frontières de Schengen, le pourfendeur d’une gauche humaniste – le seul argument qui va donner le ton de l’entre deux tours du candidat sortant sera le vote des étrangers aux élections locales et les mensonges qui s’y rattachent ; hier, déjà, ses lieutenants, au mépris de la raison et de la loi électorale assuraient que cela pourrait aller jusqu’à l’élection de l’un d’entre eux et brandissaient l’épouvantail de la peur – tout sera bon pour tromper le citoyen.
Le seul argument ? Pas vraiment puisque, pour montrer ses muscles, le candidat sortant propose trois débats télévisés comme si cette longue campagne électorale n’avait pas permis de se faire son opinion et que nous serions aller voter au premier tour sans connaître les hommes et les programmes et qu’il fût nécessaire d’avoir des combats de boxe thaï - pour les profanes, tous les coups sont permis surtout les plus vicieux – pour que la stratégie l’emporte sur les idées.
Si des débats sont nécessaires, moi qui ne suis pas un électeur des deux restant en lice, j’exige d’être représenté dans le débat où pourrait se décider mon avenir puisque j’ai l’intention de voter pour l’un des deux ! Comment pourrais-je me satisfaire d’un débat qui opposerait les idées de deux candidats auxquelles je n’adhère pas – même si je suis beaucoup plus près des unes que des autres et ceci sans hésitation ni scrupule – et qui pourrait me culpabiliser si je n’allais pas choisir l’un plutôt que l’autre ?
Il me reste donc à aller voter au deuxième tour pour que tous ceux qui étaient au pouvoir depuis cinq ans et qui ont failli à mes yeux s’en aillent, loin, le plus loin et le plus longtemps possible.