Papademos et Monti, eurocrates désignés.
Nous voici entrés dans une nouvelle ère de la gouvernance des états. Les responsables politiques de deux gouvernements européens, la Grèce et l'Italie en à attendant d'autres peut-être, n'ont pas été élus démocratiquement mais sont des acteurs du système.
M.Papademos premier ministre du nouveau gouvernement grec, vient de la Banque centrale européenne dont il a été le vice-président et M.Monti, fortement pressenti et probable futur président du Conseil des Ministres italien vient de passer dix ans à Bruxelles comme commissaire au marché intérieur puis à la concurrence et était surnommé "super Mario" après avoir émargé chez Goldman Sachs, sûrement pas à un poste subalterne, banque qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour être admise dans l'euro !
Si la tendance devait se généraliser, on pourrait bien avoir affaire à une nouvelle épistémotechnocratie mélange de technocrates et d'experts économiques qui ont largement fait la preuve de leurs errements depuis bien avant la crise, pendant la crise et, je le redoute, ils le feront comme "docteurs Diafoirus" de l'après crise.
Il est évident que le choix de ces personnalités est logique car ce qu'ils viennent essayer de faire c'est bien d'appliquer les plans qu'ils ont eux-mêmes concoctés ou préconisés lorsqu'ils étaient dans les instances européennes.
Bon vent à la Grèce et à l'Italie.