Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Pourquoi je voterai écolo aux cantonales!

14 Mars 2011 , Rédigé par C

Le drame qui secoue le Japon vient de remettre à l’ordre du jour l’opportunité d’un débat national, pour le moins, car l’Europe et le Monde sont aussi concernés par l’avenir du nucléaire public dans la mesure où, depuis Tchernobyl, on sait que les pollutions atmosphériques ne s’arrêtent pas aux frontières.

 

Si le développement économique mondial rend cruciaux les choix sur l’approvisionnement énergétique des générations futures, eu égard au fait que la demande « explose » et que les réserves des énergies fossiles s’épuisent, des solutions à long terme sont à privilégier. Depuis trop longtemps, on a choisi le nucléaire civil sans que cette solution dangereuse de fabrication d’électricité ait apporté la preuve de son efficacité tant les coûts de construction des centrales, les subventions accordées, la prise en compte réelle de l’amortissement et du démantèlement sont importants et, même peut-être, mal évalués.

 

Après la fission, on a décidé, de « maîtriser » la fusion nucléaire, c’est l’ambition du programme international ITER.

En juillet 2004, j’écrivais un article critique dans le journal communal où j’exprimais un avis contraire à tous les élus des cantons concernés et faisait office de cygne noir au milieu du concert de louanges des cygnes blancs qui n’y voyaient que bassin d’emplois, de retombées économiques et de développement de toute une région, mettant en relief « les enjeux économiques considérables » mais en éludant de parler d’insécurité nucléaire, mieux puisqu’il s’agissait de nous persuader que l’énergie propre universelle et infinie était à notre portée.

 

« Que nous réserve encore le feuilleton ITER ? Et que représente cet acronyme ? La mode est aux sigles qui prennent la place des noms, et chaque profession, chaque chapelle a les siens qu'elle est d'ailleurs, souvent, la seule à comprendre, ce qui lui donne un sentiment de puissance et une forme de reconnaissance .

On n'ose même plus s'en faire donner la traduction littéral de peur de passer pour un ignare, ou, tout simplement pour ne pas interrompre cavalièrement I'orateur qui ne pourrait que s'émouvoir d’avoir à faire à un auditoire aussi peu tendance !

Larousse nous parle d'lUT, d'lVG, pas d’TER, l’ encyclopédie Universalis nous informe qu’il s’agit de « lnternational Thermonucléar Expérimental Réactor,

 

Donc nous voilà rassurés et, si nous poussons plus loin notre curiosité, nous apprenons q'il s'agit, rien moins, que d'une association de pays riches, modernes et émergeants qui souhaitent développer une « super boite magnéti-

que » digne descendante des prometteuses Tokamak, dont les plus brillants rejetons sont le JET et TORE SUPRA, encore un sigle et deux mots que l'on pourra  traduire, simplement par un  super anneau et ce sont ces deux mots qui nous amènent à Cadarache.

C' 'est au CEA de Cadarache que fut construit, dans les années 80, la boîte magnétique française qui permet, aujourd’hui à notre pays d’être candidat à la poursuite des expériences sur la fusion nucléaire ! Un autre pays, le Japon est candidat. Donc, qui de Cadarache ou de Rokkasho-Mura sera choisi comme site de l’expérience mondiale ?

 

La décision, sans cesse reportée alimente les conversations des passionnés et concerne les populations d'une aire géographique dont nous faisons partie et c’est un combat de titans où les enjeux politiques et surtout commerciaux sont très importants.

 

Voici quelques données qui permettront de se faire une idée, partielle de I’enjeu !

 

Evacuons assez vite, parce qu'elle n'est qu'une estimation et nous savons, par expérience ce que vaut ce genre de prévision jamais tenue, toujours dépassée, la problématique des moyens à mettre en oeuvre : dix milliards d’euros pour la construction d'un réacteur expérimental, son exploitation et son démantèlement avant de passer à la phase de rapport, peut-être à l’horizon 2100 si tout va bien ! Et, par exemple, si tous les pays concernés par le projet (Europe, Canada, Japon, Russie, Etats-Unis, Amérique, Chine, Corée du Sud, Inde, Brésil) ne quittent pas le navire après son lancement et présentent assez de garanties financières et surtout de stabilité politique ! Donc, imaginons que les conditions sont réunies pour sa construction, Cadarache choisi comme site, et après ?

 

Après vient l’expérimentation en vraie grandeur.

Depuis 1938, les chercheurs procèdent à des essais de confinement d’un plasma chaud par confinement magnétique. Seul problème, enfin, si l’on peut dire, mais de taille, c’est celui de la fiabilité !!!

 

La parole est aux thuriféraires et ce n’est pas de la poésie …

 

- Les combustibles (deutérium et lithium) se trouvent en quantité illimitée dans I'eau de mer, et les réserves sont estimées à 2000 ans environ ! J’aime beaucoup le nombre et le « environ » !

 La radioactivité sera faible après un stockage de 50 à 100 ans ! Rien que ça.

 

-Si  l’on arrête d’alimenter le réacteur, tout s’arrête en une minute environ (je vous laisse apprécier, encore une fois la pertinence de ce « environ » qui laisse la place à de bien sombres extrapolations quand on sait la puissance instantanée d’une telle réaction!)

 

La parole est au Candide.,.

 

- Le principe n'est-il pas celui de la bombe thermonucléaire capable de dégager une énergie considérable de plusieurs mégatonnes ?  Que peut-il se passer pendant   la « minute, environ » ?

 

- Quid de la zone sismique où est implanté le site de Cadarache ?

 

-Quid de l'eau tritiée rejetée dans l'atmosphère et en quelles quantités et qui retombera bien, un jour sous forme de pluies mortelles. Le tritium est difficile à détecter, encore plus difficile à mesurer et très dangereux à ingérer !

 

- Les 14OO emplois créés dans la région PACA pendant la construction, les 240 de très haut niveau pendant l'exploitation sont-ils une réponse aux problèmes du chômage de la région ?

 

-          Consacre-t-on suffisamment d'argent à la recherche pour développer les énergies renouvelables comme le rayonnement solaire ou l'énergie éolienne ?

 

Toutes les réponses à ces questions dans la gazette de juillet 2100.»

 

Aujourd’hui, on continue à minimiser les conséquences du drame japonais et on nous ressort la rengaine du « ce n’est pas la même chose en France, le nucléaire est sous contrôle ». En parlant de contrôle, il faut savoir qu’ils ne sont plus effectués par des entreprises dépendant du CEA mais par des boites privées qui ne présentent pas, à mes yeux et selon un témoignage, le summum du sérieux.

 

-          Si ITER n’était pas construit à Cadarache, il le serait dans le nord du Japon ! (Info France Inter du 14/3/11). Décidément nos décideurs privilégient les failles sismiques pour construire nos centrales atomiques. La Direction Régionale de l’Industrie et de la Recherche ; division nucléaire, dans son dossier de janvier 2004, précisait, sans ironie « si le projet ITER est implanté à Cadarache, il devra suivre une procédure au cours de laquelle les dispositions sont prises (sic) pour assurer la transparence des opérations et une information complète du public.

 

Dans le même communiqué, on apprend que l’autorisation de création ne serait accordée, une fois le site retenu, que par décret et les autorisations de mise en service accordées par l’Autorité de Sûreté Nucléaire sur la base d’un examen approfondi par des experts qualifiés et notamment l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) sur des documents produits par EDF et l’ASN (Autorité de sûreté Nucléaire) !

Y a-t-il des géologues, des vulcanologues, des spécialistes des mouvements des plaques parmi tous ces spécialistes ?

 

Je pense que les risques sismiques sont nettement sous-évalués ! Dans le cas de Cadarache on a évalué le risque en fonction du tremblement de terre de 1910 (magnitude 5,8) en Provence et qui avait rasé des villages à quelques kilomètres de Cadarache. C’est aussi le cas de Fessenheim ( 6,7) où le risque de sismicité a été sous évalué, de même que dans le Tricastin soumis à un essaim de séismes en permanence.

 

Cela fait diablement penser à l’AFSSAPS pour les médicaments ce qui est, avouons-le, pas très rassurant ! Demander à AREVA et à EDF de nous informer sur les risques nucléaires ; voilà la « bonne idée » et la certitude que les informations ne seront pas tronquées.

 

Quand à notre ministre de l’industrie sur la sellette, il a dit que ce n’était pas le moment d’en parler ; il trouve la question du nucléaire indécente et il nous fait le coup du moraliste qui pense aux victimes lui ! Il serait, peut-être temps qu’il pense à toutes celles qu’il risque d’y avoir si la politique nucléaire continue d’être conduite par des incapables !

Vous avez dit incapables ? Ce n’est peut-être pas très approprié vu les enjeux économiques considérables !

 

J’appelle donc, dans le cadre des élections cantonales, à voter pour le représentant écologiste Guy PARRAT qui propose :

 

-la réaffectation du budget alloué par le Conseil Général pour ITER soit 30 millions d’euros à la réhabilitation des logements sociaux et des bâtiments publics énergétivores.

 

Les autres candidats préférant garder des liens avec ITER s’obstinant à n’y voir qu’un débouché économique.

 

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
<br /> <br /> bonjour je suis d accord avec toi, la situation et tres grave mais il y ades enjeux financiers qui font que ce n est pas pret de s arreter helas .il faudrai une forte majorité qui s oppose a ces<br /> centrales de plus elle sont en france sur des zones  sismiques donc il n y a pas qu au japon que l on risque de connaitre cela .nos dirigeants sont des inconscients et je voterai aussi ecolo<br /> car il y a d autres moyens de faire de l energie.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre