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Rubrique nécrologique.

13 Avril 2012 , Rédigé par C

L’histoire regorge de femmes qui ont résisté et qui ont ouvert la voie à celles qui résistent encore aujourd’hui.

A l’heure où les rapports Homme-Femme sont encore si déséquilibrés malgré les progrès acquis par les femmes qui ont lutté au cours des siècles contre l’hégémonie de l’Homme, les déclarations et le livre de Mme Lauvergeon agissent comme un avertissement solennel au mépris de certains représentants de la gent masculine.

 

Heureusement nous n’en sommes plus à nous demander si la Femme a une âme, si son cœur bat ou si ses nerfs sont aussi solides que ceux de l’Homme mais, pour autant la Femme reste, dans la conscience humaine, un être inférieur. Des noms : Jeanne d ‘Arc, Olympe de Gouges,  Louise Michel, Simone de Beauvoir, mais aussi toutes ces femmes sans nom qui résistèrent à l’esclavage en Inde, au Sénégal en choisissant le sacrifice collectif, toutes ces femmes argentines « Mères et Grands Mères de la place de Mai » demandant des comptes à la dictature de l’oubli, toutes celles qui, contre tous les préjugés, s’exprimèrent à travers l’art, la science, la politique, toutes celles qui agirent dans la résistance aux nazis et à Vichy et toutes celles qui luttent, dans l’isolement et l’adversité contre toutes les violences morales et physiques : respect.

 

J’ai entendu les déclarations de Mme Lauvergeon au Grand Journal de Canal+ et dans la matinale de France Inter comme une nécrologie du candidat-président Nicolas Sarkozy.

La campagne prend une tournure intéressante avec les déclarations de femmes qui sont autant d’épines enfoncées dans la couronne du supplicié. Car la fin de campagne devient un véritable supplice pour le président sortant.

 

J’avais décidé de me tenir à l’écart des scoops de campagne mais là, je ne résiste pas au plaisir de faire la liste des piques lancées par les femmes qui entrent dans la campagne. On connaissait les saillies pas toujours très pertinentes, mais compréhensibles – si l’on peut dire -  de celles qui défendaient becs et ongles leur champion en difficulté mais on a découvert les coups d’épingles de celles qui entourent les autres candidats et qui représentent la relève.

 

Je ne qualifierai pas les déclarations de Mme Joly de coups d’épingles. Avant-hier Eva Joly, avec un aplomb qui la caractérise s’est étonnée que le président sortant puisse solliciter un second mandat compte tenu des « présomptions concordantes et précises  pesant sur lui dans des affaires judiciaires qui touchent directement son entourage » et précisant au passage que «  dans l’affaire Karachi, une enquête établissait que la création d’une société destinée à recevoir des fonds occultes s’était faite avec l’accord de M.Sarkozy » pour s’indigner ensuite que le présumé innocent ne s’en explique jamais. Ce que confirma M.Sarkozy hier soir sur la deuxième chaîne de télévision en opposant à ces graves affirmations « le mépris le plus cinglant » !  C’est se tromper de terme car si l’interpellé oppose  du mépris à l’interpellation et il en a le droit, ce ne peut être cinglant pour l’interpellateur qui ne peut être en rien offensé,  blessé, vexé par cette dérobade , tout juste mortifié, irrité de n’avoir toujours pas les réponses qu’il attend du plus haut responsable de l’état dont c’est le devoir de s’expliquer.  Un précédent célèbre : le mépris de Giscard président sur des questions touchant à des diamants que lui a offerts  Bokassa, despote de Centre Afrique. «  A la question que vous m'avez posée sur la valeur de ce que j'aurais reçu comme ministre des finances, j'oppose un démenti catégorique et, j'ajoute, méprisant ».

 

Et puis, c’est au tour de Mme Lauvergeon ancienne patronne d’Aréva de faire des déclarations meurtrières sur son expérience à la tête de cette grande entreprise d’état sous M.Sarkozy. Elle n’y va pas avec le dos de la cuillère et reproche au président d’avoir mis en place des proches dans la filière française mais, ce qui est beaucoup plus grave c’est qu’elle l’accuse d’avoir mené une politique discutable en tentant de vendre des centrales à des régimes autoritaires étrangers (Libye par exemple, Pakistan, Chine) avant d’avoir eu l’idée géniale avec M.Proglio de se lancer dans le nucléaire bas de gamme. Elle parle de dérive de l’état actionnaire et la mise en place par M.Sarkozy d’un système de clan, de bande et de prébende (excusez du peu !) qui a défendu, non pas les intérêts stratégiques de la France mais les intérêts privés. Ce que je dénonce à longueur de blog et qui devient de plus en plus évident surtout, quand une personnalité comme Mme Lauvergeon se permet de l’écrire et de ne recueillir que des lazzis mesquins de la part de Mme Pécresse. Gageons que le terme « politicaille » employé par M.Sarkozy pour qualifier ces positions avait pour objet d’exprimer le mépris du président pour l’auteure ! Rappelons que le même lui avait proposé un ministère de son choix  sans qu’il qualifie cette proposition de politicaillerie ! (au dictionnaire français contrairement à politicaille) !

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J
<br /> On va en être bientôt aux condoléances.<br /> <br /> <br /> Le vent de la vérité se mettrait-il à souffler sur la Sarkozie?<br /> <br /> <br />            Bravo pour ton article.<br />
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