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13° et 14° propositions/101: un pari sur l'avenir...

31 Janvier 2012 , Rédigé par C

L’Inde a décidé d’acquérir 126 avions Rafale de Dassault pour 12 milliards de dollars.

L’Inde, un milliard et deux cents millions d’habitants, va négocier, avec l’avionneur français, la construction de 126 avions de guerre. L’avionneur moins disant a emporté le marché devant le consortium européen Eurofighter (Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne et Italie) trente pour  cent moins cher.

 

A l’heure où le « fabriquer français » est à la mode, la vente présumée du Rafale (il s’agit, pour le moment, pour l’Inde, de négocier le contrat de vente) n’aurait de chance d’aboutir que si 108 des 126 avions sont construits en Inde avec un transfert important de technologies garanties par l’état français. Ce qui revient à dire que pour vendre 18 avions construits en France, on sacrifie ce que tous les bons esprits nous présentaient, il y a encore peu de temps, comme le nec plus ultra de l’excellence française. Cela rappelle des contrats avec la Grèce qui payait des articles à haute valeur ajoutée avec des raisins secs de Corinthe !

 

Le Rafale qui s’est « illustré » sur les terrains de Libye, Afghanistan et « ailleurs» comme l’a précisé le secrétaire d’état au commerce extérieur P.Lellouche a une belle carrière devant lui et de nombreuses victimes à venir.

 

Après la « bonne nouvelle » pour la bourse et le titre Dassault Aviation, la mauvaise : la Cour des Comptes a rendu son rapport sur les centrales nucléaires. Il rejoint celui de la commission Besson qui ne trouve rien d’autre à faire qu’à laisser vieillir les centrales au-delà de leur limite d’âge fixée à 40 ans. Il faut dire que pour renouveler le parc il faudrait construire, d’ici 2022, 11 EPR et 60 milliards pour remplacer les 22 réacteurs atteints par la limite d’âge sur les 58 en état de marche. A la vitesse où l’on construit celui de Flamanville, pratiquement 10 ans et 6 milliards de budget, il faudrait s’y mettre et vite ! Et qui sait si, d’ici son achèvement le budget ne subira pas encore de l’inflation. Mais, toujours rien sur les énergies renouvelables et la volonté de mettre tout cet argent pour développer  ces   autres énergies. La Cour estime le démantèlement des 58 réacteurs à 29 milliards et précise que comme il n’y a aucune référence internationale cela pourrait bien être le double ! Aussi, les annonces, des uns et des autres, sur la sortie ou pas du nucléaire sont tout sauf sérieuses !

Seuls la Chine produit des panneaux solaires et demain les éoliennes comme les avions de combat le seront bientôt qu’en Inde. En Allemagne, les entreprises qui développent le solaire perdent de l’argent et les lignes THT vont miter le paysage sur des milliers de kilomètres pour transporter l’électricité, qui ne se stocke pas, des champs éoliens en mer au nord aux zones industrielles et habitées du sud.

 

L’actualité est ce qu’elle est et le monde bien compliqué. Et si nous parlions de l’essentiel ?

La qualité de vie passera t-elle enfin par les vrais débats qui s’imposent.

 

13° proposition : Décider d’un plan d’aide pour que chaque maison, chaque immeuble, chaque construction industrielle ou commerciale puisse s’équiper d’éoliennes  individuelles  sur toiture (si, si cela existe)  et de panneaux solaires qui éviteront, pendant tout le temps où elles sont en fonction, de ne pas utiliser l’énergie électrique du réseau.

 

14° proposition qui découle de la précédente : mettre le paquet sur le financement des entreprises qui se lancent dans la fabrication de ces matériels. On peut même décider de ne pas taxer ces filières qui pourraient prendre la forme d’entreprises d’économie mixte, public privé et, pourquoi pas de coopératives.

 

Si F.Hollande est président de la république, il ne devra pas se contenter d’être un  président normal, il faudra être un président différent. Sans être trop technique ou trop idéaliste, il faudra qu’il laisse la cuisine aux énarques dans les ministères qui savent bien faire et qu’il réfléchisse à une vraie vision dynamique de l’avenir. Il suffit !

On ne peut plus  se contenter du langage de l’Europe, de l’Allemagne, des G 20, de droite, de gauche, extrémiste ou laudateur, il nous faut un langage universel qui ne se contente pas de nous dire, à l’envie, « il faut investir dans l’école, dans la recherche, dans l’innovation… », il faut un langage de la maîtrise, de la rupture avec les idées éculées qui ne sont remises en cause qu’à la marge.

 

Je viens de regarder un débat à l’assemblée nationale où les élus de la nation n’avaient d’autres arguments que ceux d’accuser l’autre de n’avoir pas fait ce que lui-même n’avait pas su faire ! Un spectacle ahurissant d’hommes et de femmes cramponnés à leurs hochets  et s’en donnant  des coups sur la tête en criant : « Na ! »

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M
<br /> Une vraie vision politque et non technique, je veux ça en Beotie!<br /> <br /> <br />  <br />
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