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Babel : les politiciens.

18 Juillet 2011 , Rédigé par C

Ce qui devrait guider le choix des citoyens pour désigner les hommes politiques qui les représentent, ce devrait être pour leurs qualités morales, non leur appartenance partisane et souvent à droite, héréditaire, non par cooptation qui est le mode de nomination de l'administrateur, pas plus que par le privilège du sexe.

 

A gauche, en ce moment, primaires en tête, le débat se focalise sur le choix du meilleur candidat pour battre la droite où il n'y a pas nécessité de débattre puisque le Président sortant fait figure, dans les démocraties, de candidat naturel quel que soit son bilan. On est même obligé, d'inscrire dans la loi une restriction au nombre de mandats -deux en général- avec, comme on risque de le voir en Russie, une alternance entre le président et le premier ministre institutionnalisée par l'usage.

 

Donc à gauche, le programme de gouvernement une fois choisi, par une majorité aussi molle que les montres de Dali, les candidats se bousculent au portillon en prenant soin de préciser qu'ils sont tenus par le programme mais que le candidat vainqueur des primaires, puisqu'il doit ensuite emporter l'adhésion du plus grand nombre, l'adaptera en fonction de sa sensibilité et des circonstances.

 

Le débat actuel, festival d'Avignon oblige, en est la caricature. Mme Aubry, qui tire de première, annonce qu'elle augmentera le budget de la culture de 30 à 50%, ce qui ne mange pas de pain et est le genre d'annonce qui confirme l'absence totale de vision globale du problème car, si demain elle visite une étable de vaches laitières, elle promettra le doublement du prix du lait à la production et rien ne s'opposera à ce que, rencontrant « par hasard » un syndicaliste enseignant, elle ne promette de multiplier par deux, le nombre de fonctionnaires dans l’Éducation encore un peu Nationale.

De son côté, Mr Holland, qui ne veut pas être en reste, critique l'annonce en disant que la culture sera une de ses priorités mais fait comprendre que ce ne sera pas la seule, préparant ainsi sa rencontre avec les producteurs de lait qu'il essaiera de convaincre que l'augmentation du prix du lait est une de ses priorités et sa réunion chez les enseignants à qui il promettra de faire de l'éducation , une de ses priorités.

 

La gauche, une fois de plus, passera à côté du problème. Car, ce qui manque est l'essentiel. Elle est incapable de concevoir une alternative au libéralisme débridé qui conduit notre civilisation à une fracture de plus en plus insupportable pour qui a encore un peu d'humanité enfouie au fond de son cœur. Le seul d'entre eux qui ne se contente pas de faire des petits arrangements pour obtenir le pouvoir, celui-là est marginalisé par tous les autres ; le seul qui propose un projet qui révolutionne la société, celui-là est vilipendé par la « nomenklatura » de son propre parti.

 

Le choix est donc simple : la dette est-elle l'ennemie de la gauche comme le dit l'un, est-elle la goutte d'eau qui va faire déborder le vase de l'euro comme dit l'autre ? Quant à savoir comment l'un et/ou l'autre s'y prendrait si, d'aventure il/elle était élu(e), il faudra encore attendre. Car nous sommes dans la caricature du débat. Tout le monde veut bien profiter des services publics mais de moins en moins de gens sont prêts à les défendre contre les attaques qui contribuent à leur démantèlement et, demain à leur privatisation (on a vu combien étaient dans la rue pour protester contre une réforme des retraites inique et qui ne règle pas le problème), tout le monde veut une éducation nationale plus performante qui délivre des diplômes débouchant sur des emplois mais, de plus en plus de citoyens, sont contre ces fonctionnaires budgétivores et pour le non remplacement d'un sur deux partant à la retraite, même eux, qui sont incapables de se mobiliser pour empêcher la dégradation de leurs conditions de travail.

 

Tous les politiques ou presque sont complices de l'application aveugle du consensus de Washington dont sept propositions sur les dix, au moins, conduisent à aggraver les situations des pays en difficulté au nom du sacro-saint combat contre des administrations « pléthoriques et corrompues » ! Ce qui n'empêche pas les défenseurs du « système » d'avoir recours à l’État pour sauver les banques et les finances pourries qu'elles inventent et véhiculent dans ces pays.

 

Ce que nous attendons des femmes et des hommes politiques candidats à l'élection présidentielle, ce n'est pas qu'ils nous disent quel sera le prix du rouleau de papier-cul demain, mais quelle société elles/ils veulent construire et avec qui. Ce que j'attends d'eux c'est qu'ils s'indignent des injustices sociales, de la corruption institutionnelle, de l'austérité prônée par la banque européenne, de l'apathie de l'Europe cet espèce de monstre au ventre mou qui, telle la reine de la ruche, se gave du miel des abeilles-ouvrières pour pondre, pondre, pondre, toujours plus de lois, de règlements, de députés, d'indemnités ce qui ne pourra aboutir, quand le ruche débordera, qu'au départ de l'essaim dans la nature, au lieu de se mettre autour de la table pour inventer, enfin, un pouvoir politique européen malgré l'opposition allemande.

Sinon nous connaîtrons la grande migration !

 

Demain, les gynécologues. Si vous n'êtes pas saturés de petites phrases.

Si d'aventure, je décidais, d'ici demain, de partir en vacances, vous n'y perdriez rien eu égard au fait que je n'ai pas grand chose à dire sur les gynécologues et autres « logues » si ce n'est qu'ils pratiquent tous les dépassements d'honoraires, ce qui ne sera pas pour vous surprendre.

 

 

 

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J
<br /> <br /> Pourtant le gynécologue qui peut, ne l'oublions pas être aussi une gynécologue, participe de trés prés, si j'ose dire à mettre au monde les hommes de demain; ceux qui auront tout compris et qui<br /> respecteront leurs congénères et leur planète.<br /> <br /> <br /> Ceux qui sauront que la vie peut être belle pourvu qu'on sache la partager.<br /> <br /> <br />                                       <br /> Angélique des Damariès<br /> <br /> <br /> <br />
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