La crise "nucléaire".
Les cochons chinois meurent de boire l’eau d’une rivière polluée par les rejets d’une usine Apple- Apple qui ouvre son magasin parisien la nuit pour vendre le plus grand nombre possible de ces petits appareils tueurs de cochons. C’est quelques porcs de trop pour des milliardaires shanghaïens, toujours plus nombreux, qui souhaitent s’expatrier. Nous allons assister à un grand jeu planétaire de chaises musicales de riches terriens qui n’ont comme seule patrie que leur compte numéroté dans des paradis fiscaux.
Les parisiens s’empoisonnent dans le métro qui « s’aère » avec de l’air pollué par les particules issues de la combustion de diésel. Ce qui ne touchera pas les milliardaires chinois qui auraient l’idée de choisir Paris comme nouvelle adresse puisqu’ils ne prendront pas ce moyen de transport.
Ceci pour dire qu’il existe toujours une solution pour ceux qui ont les moyens financiers. Sauf, sauf qu’on oublie, un peu vite, que l’épée de Damoclès qui se trouve sur toutes nos têtes, hormis peut-être sur l’île Moustique ou une île déserte d’un atoll maldivien en fonction cependant des vents dominants, je veux parler de l’accident nucléaire majeur. Et là, chinois et parisiens même sujet, même punition.
La Chine construit, en ce moment, 26 réacteurs nucléaires et son programme nucléaire est à l’image de sa superficie et de sa demande en énergie. La planète Terre devrait se couvrir, dans les années à venir, de quelques 5 000 réacteurs contre moins de 500 actuellement. Le seul espoir c’est qu’il n’y ait pas assez d’uranium sur cette pauvre Terre, mais rassurons les fanatiques de la fission, il y a le MOX !
Un sondage récent montre que 54% de Français sont favorables à l’énergie nucléaire pour la production d’électricité ! Ce n’est qu’un sondage en période de crise mais c’est révélateur de l’idée que se fait cette majorité de citoyens de la valeur de la vie humaine. C’est d’ailleurs à mettre en relation avec cette idée que l’exploitation du gaz de schiste sauverait l’économie, créerait des emplois sans dégâts collatéraux tel que, par exemple, la pollution automatique des nappes phréatiques. De deux maux choisissons le moindre semblent penser certains d’entre vous ! Or la solution n’est pas dans le choix d’un des deux puisqu’il apparaît, mais un débat sérieux qui n’est pas possible pour le moment par manque de volonté politique pourrait nous éclairer, qu’un virage énergétique est possible en se tournant vers toutes les énergies renouvelables connues et en transférant les sommes importantes mises au service des énergies polluantes vers le développement des énergies propres.
Le nucléaire a une potentialité de nuisance considérable. Un accident nucléaire majeur qui peut-être envisagé en Europe et particulièrement en France n’est pas une idée folle. On sait que cela peut arriver et le jour où cela arrivera, la crise que cela déclenchera sera sans commune mesure avec celle que l’on connaît aujourd’hui ! Sans parler de la catastrophe humaine, sanitaire que nous savons déjà évoqué longuement ici ( quelle image insupportable que ces petits élèves japonais obligés de porter en sautoir un dosimètre de radiations pour connaître leur degré d'empoisonnement permanent!), il faut regarder la catastrophe économique. Une région dévastée, des populations importantes déplacées et donc une économie détruite, un coût de gestion du sinistre immédiat insupportable pour les finances de l’état, un coût de réparation illimité puisque les radiations et les conséquences sanitaires seraient incalculables.
Les intempéries qui frappent actuellement le nord et l’ouest de la France, les inondations catastrophiques en Asie, les sécheresses sur tous les continents, devraient alarmer et faire craindre que cela aggrave les risques d'un accident nucléaire. Il semblerait qu’il n’en soit rien. L’énergie nucléaire a peut-être pas un grand avenir devant elle, c’est celui que lui laissera la connerie humaine.