Les primaires : qui est le vainqueur du premier tour ?
Les premiers résultats des primaires sont connus :
- la droite a disparu ! C'est une excellente nouvelle et une situation plus conforme à la reconnaissance des compétences. Elle a montré, en quarante mois, ses faiblesses, ses combines, son incompétence et son manque de cohésion et d'adaptation. Elle a eu le pouoir avant la crise et n'a pas su faire face en changeant ses comportements idéologiques qui la conduisent dans le trou. (voir les articles parus sur ce blog)
- le parti socialiste est devenu attractif pour toute une partie du peuple de gauche qui en a assez des notables locaux qui verrouillent la pensée humaniste et la détournent à leur profit en niant à la masse le droit de choisir son candidat à l'élection présidentielle. Mr Hollande était contre la primaire comme Mitterrand était contre les institutions de la V° république mais, si ça les sert, ils adoptent aujourd'hui, ce qu'ils voulaient brûler hier.
- Mr Montebourg qui était chargé de mettre en place ces primaires en est le grand vainqueur. Pour deux raisons. La première parce qu'elles sont déjà un grand succès populaire et médiatique. Tout le monde s'accorde à dire, même à droite, que les primaires sont modernes, intéressantes et utiles. La deuxième parce qu'il va en sortir vainqueur. Comment ?
Il suffit de regarder les réactions que suscitent ses propositions. Au sein des primaires, on voit bien que les autres candidats ne peuvent aller contre les propositions de Mr Montebourg sans prendre le risque de se "droitiser". Seul Mr Valls s'y s'est essayé, sans succès. Dans les médias et à tous ceux qui ont la parole, les politologues qui se trompent régulièrement, les philosophes qui parlent avant d'avoir réfléchi, les politiques qui parlent sans avoir réfléchi !
Quand Mr Montebourg énonce ses théories sur la démondialisation, les Séguéla, Duhamel, Enthoven, Valls et ci° chassent l'iconoclaste d'un revers de main, d'un sourire entendu, d'une pique qui se veut meurtrière : prestidigitateur, ringard, magicien, dompteur ! Tout ce qui va à l'encontre de la pensée unique, celle que défend Mr Sarkozy qui, dit-on, a remarquablement géré les conséquences de la crise quand il a fait du suivisme d'Angéla et de ses déclarations gratuites sa ligne de conduite, est qualifié par ces spécialistes d'un "ça ne marche pas" catégorique et indiscutable.
Et le reste, ça marche ?
Dimanche soir, le peuple de gauche à qui le parti socialiste a donné le droit d'exprimer ses préférences à ses risques et périls mais avec beaucoup de maturité, de sagesse, de force tranquille, ce peuple de gauche va faire le choix de la jeunesse, de la nouveauté, du changement d'une république à court d'idées. Le peuple de gauche va mettre Mr Montebourg en deuxième position, dans ces primaires, derrière le candidat du système porté par une survivance du militantisme à bout de souffle parce que plombé par les combines, les cumulards, les petits chefs...
Et alors ce n'est pas cela qui fera changer les choses ! Certes mais il y a un deuxième tour, non ?
Et le deuxième tour sonnera le réveil des consciences, le rêve d'une société plus juste, d'une république plus digne. Mr Montebourg réunira sous son nom les Français qui font confiance aux idées nouvelles et qui ne veulent plus du replâtrage d'idées éculées qui ont démontré, dans la tourmente, leur inefficacité.
Demain soir, avec Mr Montebourg deuxième, la république aura fait les trois-quarts du chemin.