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Voter pourquoi, pour qui ?

24 Novembre 2011 , Rédigé par C

La campagne pour l'élection présidentielle a toutes les chances de décourager les électeurs qui s'intéressaient jusqu'à maintenant à la politique et à l'avenir de leur pays. Resteront, droits dans leurs bottes et cons comme des balais, ceux qui s'imaginent qu'il faut absolument aller voter parce que, disent-ils, c'est un droit fondamental dans une démocratie et, je suis de ceux-là. Pour autant, je n'en suis pas fier car aller voter  pour exprimer une volonté, faire le choix de mes représentants aux différentes instances de décision aurait un sens mais comment ne pas voir que mon vote est d'ors et déjà détourné, écarté du sens que je souhaite lui donner ?

 

Je sais que l'on va m'opposer l'exemple grec et italien où on s'est passé des élections pour mettre à la tête de l'état des hommes  choisis, indirectement, par les agences de notation dans l'optique de calmer les marchés.  On ne peut, à la fois, critiquer ces nominations et dire que les élections sont pipées ! C'est pourtant ce qu'on observe, tous les jours.

 

Les primaires socialistes en furent un réjouissant exemple. 17% de ceux qui participèrent à la pantomime, j'en fus, s'exprimèrent pour promouvoir des idées en pensant que certaines, au moins, pourraient être prises en compte. Ils savent maintenant que, en démocratie, c'est malheur au vaincu. Le candidat qui rassemble la majorité des voix est l'élu et, à partir de ce moment, il n'est plus comptable des voix qui lui ont permis de l'être, il redevient libre de dire et faire ce qu'il veut. Le programme socialiste ne le tient pas, ne l'engage pas, "il parle aux Français", il s'adresse comme un grand à tous les Français et nous faisons semblant d'y croire.

 

Pas de ça chez les Verts-Europe écologie. Là, c'est le contraire. La candidate une fois choisie, n'a plus le droit de dire ce qu'elle pense. Non seulement elle n'a pas le droit de s'adresser aux Français mais, en sus, elle n'a même plus le droit de parler au nom de ceux qui l'ont choisie.  Elle est "encadrée", aidée, muselée et sommée de lever le doigt avant de prendre la parole pour que les députés putatifs lui donnent ou pas leur aval.

 

Pour l'UMP, l'expression démocratique est encore plus simplette. Le président en échec sur toute la ligne, est le candidat naturel. Lui parle, les autres acquiescent, ils peuvent, à la limite, dirent les mêmes choses sous une autre forme, l'essentiel étant de montrer, le plus possible, sa soumission et son manque de critique.  Ceux qui l'auraient oublié,  joueraient leur avenir.

 

En général, les promesses des candidats ne trompent que ceux qui les croient ; elles ne sont pas faites pour être tenues, la preuve, cette distinction que l'on fait en parlant du même homme ou de la même femme, avant l'élection et après, avant il (elle) est candidat(e) après  il (elle) est élu(e) et il a changé de veste ; l'habit du candidat est devenu trop large, celui d'élu a subi les retouches nécessaires aux nouvelles normes.

 

Eva Joly ne peut être, décemment et sans se perdre, la candidate des Verts-europe écologie. Sinon, c'est à désespérer de l'honnêteté en politique.

 

Le droit de vote est un droit, ce n'est plus un devoir s'il n'y a pas de raison valable c'est à dire un candidat en qui on peut avoir confiance.

 

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