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Voyage à PARIS.

2 Mai 2011 , Rédigé par C

 

Paris, par un temps maussade mais avec une population, dans les rues, sur les places, colorée, heureuse, internationale. C'est le Paris des touristes, le Paris que nous arpentons depuis hier, le Paris de la parade, de l'étalage, de l’esbroufe. Le Paris des restaurants, des grands hôtels, des limousines, des boutiques de luxe, des musées.

 

Sur le parvis de la mairie, une manifestation des syndicats ouvriers demandant des augmentations de salaires et, sur le côté gauche, l'entrée d'une exposition sur La Commune – 1871, Paris capitale insurgée. Paris libéré, Paris barricadé, Paris réprimé, Paris ruiné !

Des gravures, des photographies, des lithographies retracent l'histoire de ces Communards qui, en quelques jours, oui en deux mois seulement, alors que le gouvernement de Thiers, après que la troupe eût fraternisé avec les population révoltée, se réfugie à Versailles – tout un symbole – promulguent des décrets historiques.

En effet, La Commune est élue le 26 mars et les Ferré, Rigault, Flourens, Grousset, Delescluze, Vallès, Varlin, Lefrançais soutenus par 300 000 parisiens (hommes, femmes, enfants que l'on baptise Communards ou Communeux) vont promulguer de nombreux décrets dont certains sont d'un effet immédiat :

  • liquidation des termes dus par les locataires,

  • abolition du travail de nuit,

  • interdiction des amendes et des retenues sur salaire,

    et d'autres qui prennent date pour l'avenir :

  • abolition de la conscription remplacée par la Garde Nationale,

  • séparation de l'église et de l'état,

  • instruction laïque, gratuite, obligatoire.

     

    Dans la semaine du 21 au 28 mai, « la semaine sanglante », les Versaillais massacrent 20 000 parisiens sous le commandement de Mac Mahon et les Communards mettent le feu à Paris et les Tuileries, le Palis d'Orsay, le Palais Royal, l'Hôtel de Ville sont la proie des flammes.

 

La galerie des portraits des Communards condamnés à la déportation, aux travaux forcés et à mort est une des salles les plus révélatrices. Ces visages des gens du peuple ( 33 ouvriers, 5 petits patrons, 14 employés et commis, 12 journalistes et artistes et quelques professions libérales) qui formèrent une assemblée jeune et inexpérimentée attirent le respect. Leurs visages reflètent, beaucoup, le désespoir et, tous, le sérieux.

 

Dans l'après-midi, une visite au Musée Jacqemart-André que je recommande, nous a permis d'entrer dans le monde des frères Caillebotte. Martial, le photographe inspiré par Gustave le peintre impressionniste.

Exposition intéressante d'un Paris de la fin du XIX° siècle. De nombreux tableaux contemporains de ce Paris bouleversé par la Commune et qui représentent un Paris paisible, bourgeois, sécurisé. On peut comprendre que Martial n'ait pas photographié le Paris Communard puisqu'il ne se met à la photo que vers 1880 mais on comprend aussi que Gustave n'a pas du tout été ébranlé par la Commune puisque ses tableaux de 1875 à 1882, nous montrent un Paris de fleurs, de jardins et de bourgeois paisibles.

 

A demain.

A demain.

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