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VRAI ou FAUX ? Aujourd'hui : la dette des états.

8 Décembre 2011 , Rédigé par C

 Les dettes des états sont responsables de la crise ! FAUX !

 

Ce sont les marchés et leur cohérence, savoir la spéculation, qui sont responsables.

Au commencement était le troc. Puis vinrent les monnaies sonnantes et trébuchantes frappées par chaque petit roitelet. Le jacobinisme politique et les marchés, déjà, ne se satisfaisaient pas d'une telle diversité qui entravait les échanges commerciaux et qui favorisait, en revanche, les spéculations sur les changes ; on se dirigea donc vers des monnaies nationales. Puis vint la mondialisation et l'émergence d'accords entre nations et  les traités bilatéraux de libre échange (Marché commun, AELE, AEF,  en Europe ; CICE, ALADI, CARICOM en Amérique ; COMECOM ailleurs…) nécessitant des accords sur les monnaies et l'émergence de monnaies dominantes (dollar US, yen, Livre anglaise, Franc français, Mark).

La dématérialisation des titres échangés en bourse "grâce" à l'informatique permet de traiter une somme considérable d'échanges  ce qui n'était pas le cas lorsque les échanges se faisaient à la corbeille et étaient à échelle et vitesse humaines.

En Europe, le couple franco-allemand, déjà, créa l'Euro. En fait c'est Mitterrand qui l'obtint de Kohl en échange d'un soutien sans faille pour la réunification allemande.

En même temps la BCE, l'usine à gaz de Bruxelles virent le jour et, à la fin, on se reposa.

 

Enfin, pas tout à fait car, après Maastricht, plusieurs traités censés faire progresser l'Europe et acceptés par les états même, parfois, contre le vote démocratique de leurs citoyens, n'ont fait qu'aggraver la situation en ne prenant pas les bonnes décisions, repoussant, toujours aux calendes grecques, les décisions importantes.  Fin de la genèse.

 

Résultat : les spéculateurs qui oeuvrent pour les "marchés" ne pouvant plus se faire les griffes sur les monnaies qui fluctuaient dans des serpents monétaires ou tous seuls, ont décidé, car c'est leur fonction – il n'y a rien là de machiavélique, juste un fonctionnement consécutif au fait que certains empruntent et d'autres prêtent – de spéculer sur ce qui était devenu un terrain propice, les dettes des états. On voit bien que la dette colossale des États-unis n'émeut pas beaucoup, que celle du Japon abyssale, pas plus, que la dette allemande plus importante que l'espagnole, l'italienne, la grecque ou la française est moins attaquée, sans parler de la dette géante de la Grande-Bretagne ou des USA qui ne font pas bouger les agences de notations !

 

Il est plus simple de s'attaquer à la dette grecque qu'à l'allemande, n'est-ce-pas ? Puis à l'Irlande, puis au Portugal, à l'Espagne…Dans la sphère spéculative comme dans d'autres, s'attaquer au maillon faible est érigé en art ! Et cela est tellement plus facile. La théorie du bouc émissaire est si propice à faire avaler toutes sortes d'ignominies.

Standars et Pourris s'adjuge le droit de cibler ses victimes mais que dire de Fitch et Machin dirigée par un Français fait  chevalier de la Légion d'Honneur par Sarkozy dont il est très proche et qui ne moufte pas sur la dette de la France alors que les marchés, qui n'ont pas besoin des agences de notations  pour se faire leur idée, ont déjà dégradé la France puisqu'ils lui prêtent à des taux largement supérieurs à ceux appliqués à l'Allemagne de Merkel ?

 

La solution pour stopper cette spéculation est de mutualiser la dette. S'il n'y avait qu'une dette européenne et une BCE ayant la possibilité d'intervenir comme le font TOUTES les banques centrales des pays qui n'appartiennent pas à l'euro, les spéculateurs, tout puissants qu'ils soient ne pourraient pas lutter contre la BCE et la puissante économie européenne.

Posons donc la bonne question : pourquoi l'Allemagne s'obstine t-elle à ne pas aller dans le sens de l'histoire car, il est indispensable, l'Euro étant devenu essentiel à nos économies, de sauver la monnaie unique en allant vers une dette unique ?

 

Quant à ceux qui veulent sortir de l'Euro, il leur manque une culture historique essentielle ou, comme le disent leurs adversaires, ils vivent encore au Moyen-Age.

 

 Et puis, comme je l'écrivais hier, où est la vérité ? Tout ceci est peut-être faux !

 

 

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