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Des élections à qui perd gagne.

4 Avril 2015 , Rédigé par c laurans

Notre démocratie en carton pâte n’a plus de couleur ou pis elle semble de plus en plus tirer vers le bleu marine et même, même vers le brun ! Que diable ! Que l’on ne vienne pas me bassiner – dans le sens de m’échauffer les oreilles - (pour mes amis pas assez habitués aux arcanes, aux subtilités de la langue française) avec les combats que nos ancêtres ont menés pour que nous ayons le droit de vote en oubliant, un peu trop délibérément tous les autres combats, et qu’il est insensé, sinon scandaleux de ne point en user. C’est oublier un peu vite les votes qui ne sont pas respectés, les votes détournés d’électeurs détroussés par ceux qui ont pour rôle essentiel de les honorer.

Des types comme moi, de ceux qui ne se contentent pas de lire les manchettes des journaux et de regarder les chaînes d’information continue sans se poser des questions sur ce qu’ils entendent et voient dans le seul but de se tenir éveillé en attendant la série américaine qui fait le buzz ou le jeu débile qui fait florès à notre époque où les présentateurs d’émissions de télévision se cooptent et où les acteurs sont des sportifs à la retraite, sont des romantiques, pas des crédules qui pensent que l’on peut encore continuer à se rendre complice de ces mascarades à répétition que sont devenues les élections puisque on vote contre un gouvernement lors d’élections départementales, régionales ou européennes.

D’autant plus que ceux qui gagnent sont toujours les mêmes et quel que soit l’enjeu. Le pauvre Mélenchon paie son alliance compliquée avec les communistes qui continuent de payer leur allégeance aux Soviétiques de la moitié du siècle précédent ; les socialistes défendent de plus en plus un capitalisme qui les fait cocus proportionnellement à leur discipline, leur soumission à ce capitalisme libéral qui a encore de beaux jours devant lui tant il a réussi à soumettre les volontés et développé le fallacieux rêve qui voudrait que chacun a sa chance de devenir riche. Des socialistes qui n’ont même plus le courage ou le cœur de s’en référer et qui laisse ce courage à une France d’extrême droite qui ose, elle, se reconnaître dans un parti pour lequel, il y a encore quelques temps, elle avait encore du mal à dire qu’elle votait pour lui.

Restent les seuls gagnants, les hommes d’affaires et les hommes politiques qui traitent l’histoire comme un marché et se moquent d’arriver au pouvoir, pour les premiers quand ils ont fait le nécessaire pour que le pouvoir soit ailleurs que dans les urnes et dans les assemblées élues ou s’accrochent, pour les seconds, à un pouvoir qu’ils sont prêts à tout pour le conserver.

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