19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 15:25

9° proposition.

 

L’euro et les pays du sud qui n’ont pas le triple A ont un besoin vital, comme la cigale de la fable : que la balance commerciale allemande excédentaire de 16,2 milliards leur permette de durer,  peut-être jusqu’à la saison prochaine.

 

C’est le  chiffre qui tue car si l’Allemagne dégage des excédents c’est bien parce qu’elle vend plus de produits manufacturés au reste de l’Europe qu’elle n’en achète mais…si, d’aventure, ou plutôt dans un futur proche, les économies en récession obligent les états à cesser d’acheter les produits allemands, l’économie allemande se trouvera dans la même situation que les autres. Avec pour conséquence immédiate, un danger d’explosion de l’euro. Il ne restera qu’une solution : une dévaluation et un serrage de vis pour tout le monde. Quand je dis tout le monde, il faut entendre tous ceux qui sont les victimes innocentes d’une politique à court terme. Les Allemands consentiront alors, peut-être, à accepter que l’on modifie les statuts de la BCE et accepteront que fonctionne, comme dans les autres pays tels que le Japon, la Chine, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, la planche à billets.

 

Si on ajoute à cela que les investisseurs étrangers  faussement attirés, il y a encore peu de temps,  par le triple A de la France vont s’en détourner et que les grandes entreprises françaises investissent plus, quand elles le peuvent, à l’étranger, il est  sûr que notre dette s’aggravera,  que l’écart avec l’Allemagne continuera de se creuser et que nous nous retrouverons, si rien n’est fait pour renverser la tendance en changeant radicalement de politique,  de nouveau dégradés  avec toutes les conséquences que cela entraînera : perte de pouvoir d’achat et chômage, entre autres.

 

La proposition n°9 est donc de réfléchir à une sortie de la monnaie unique pour se tourner vers une monnaie commune : l’euro. Les monnaies de chaque état fluctueraient alors autour de l’euro en fonction de leurs performances économiques.

 

L’euro a  été créé pour lutter contre le coût des opérations de change à l’intérieur de l’Europe mais, étant donné que le pétrole, le gaz, les matières premières, le textile, l’acier…viennent d’un marché, aujourd’hui mondialisé  l’euro fort est un handicap dès que l’on sort du marché unique.

Il s’agissait de contrecarrer la puissance du dollar US, et d’empêcher la déréglementation financière de faciliter la spéculation sur les taux de change sauf que depuis  c’est le yen chinois et japonais qui font la loi et l’euro qui doit s’adapter ce qui n’empêche pas la  spéculation à qui mieux mieux et sur tout.

Il devait aussi renforcer la compétitivité des entreprises européennes à l’international, mais les entreprises ont  préféré  se délocaliser pour organiser leur compétitivité et l’euro n’a pas protégé, ni à fortiori, renforcé la compétitivité mais plutôt favorisé le dumping social.

Il avait pour ambition d’approfondir l’intégration européenne en coordonnant les politiques économiques nationales ! Parlez-en aux Grecs ! Aux Hongrois !

Enfin, quand cessera t-on de nous expliquer que l’euro nous a évité la catastrophe alors que nous nous dirigeons, lentement et sûrement, vers une décennie catastrophique. Ne parle t-on pas de remettre en cause la cinquième semaine de congés payés ?

 

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